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Carthage Cement : Vers une percée sur les marchés étrangers 

Le cimentier vise, désormais,  loin. La location d’un centre de broyage basé à Manduria (Italie) va lui permettre de fabriquer du ciment européen. Une entreprise qui devrait faciliter la pénétration du marché européen et consolider sa performance confirmée, en dépit d’une conjoncture économique très difficile. 

Lors d’une communication financière tenue lundi 22 mars au siège de la Bourse de Tunis, Brahim Sanâa, directeur général de Carthage Cement,  a annoncé que la société a, récemment, participé à hauteur de 49% dans le capital d’un centre de broyage basé en Italie dans la ville de Manduria,  en association avec son client Petrocem. «A partir du mois d’avril ou de mai, nous allons commencer à produire du ciment européen. Fabriquer un produit européen va nous faciliter la pénétration du marché qui se caractérise par des prix très alléchants», a-t-il précisé.

Rappelant que Carthage Cement est le seul cimentier en Tunisie qui fabrique des produits certifiés CE destinés au marché européen, Sanaâ a précisé que la capacité de production de cette unité  basée en Italie s’élève à 150 mille tonnes. Le DG a, en outre, fait savoir que la société mise sur la diversification des marchés d’exportation en ciblant à la fois la Libye, l’Afrique et l’Europe. «Cette diversification est préméditée, étant donné que l’export est toujours en dents de scie», a-t-il souligné. Il a ajouté, dans ce contexte, que Carthage Cement a exporté, au cours du premier semestre 2021, 50 mille tonnes de ciment réparties entre l’Italie et la Libye. «Le marché libyen est un poumon. Nous devons nous positionner sur ce marché preneur. La Chambre syndicale des cimentiers est actuellement en train de développer une stratégie, à cet égard», a-t-il noté, en réponse à une question posée sur le potentiel du marché libyen. 

Des résultats conformes aux prévisions 

S’agissant de la performance du cimentier pour l’exercice 2020, Sanaâ a affirmé que les résultats réalisés sont conformes aux prévisions, et ce, malgré une conjoncture économique difficile où le secteur a accusé une décroissance de 19%. En effet, l’impact de la crise liée au coronavirus sur l’activité de la cimenterie  a été évalué à 28 millions de dinars.  La société a affiché un résultat net de 19.4 millions de dinars, contre une perte de 51.3 millions de dinars en 2019. Sanaâ a souligné que Carthage Cement, qui accapare plus de 24% de parts de marché, est en train d’améliorer sa performance sur le plan commercial. «Notre présence sur le Grand-Tunis est un facteur positif, étant donné que la zone consomme plus de 30% de la production nationale. Depuis, 2010 le marché du Grand-Tunis n’a pas fluctué», a-t-il indiqué. Quant aux prévisions pour l’année 2021, la société table sur un Résultat Brut de 136 millions de dinars et un Résultat Net de 53 millions de dinars. Le cimentier prévoit d’augmenter les quantités exportées qui devraient atteindre 520 mille tonnes.

De son côté, le directeur général d’Al Karama Holding, Adel Grar, est revenu sur l’opération de cession qui concerne 58% du capital social du cimentier. Il a rappelé que cinq  investisseurs ont été sélectionnés pour cette opération, à savoir la Société Cemolins internacional s.l.u. (Espagne), la Société Majda Tunisia SA; la Société les Ciments Artificiels Tunisiens SA, le Consortium Secil – Companhia Geral de cal e cimento S.A. (Portugal), la Société des ciments de Gabès SA, le Consortium M. Boureima Ouedraogo (Burkina Faso) et la Société Petrolcem SRL (Italie). Actuellement, les sociétés candidates multiplient les visites d’usines.

«Cette fois, on a ajouté deux points importants. Tout d’abord, il y a les visites d’usine effectuées par les investisseurs. Le deuxième point, ce sont les rencontres organisées directement entre Al Karama et les candidats. Auparavant, ils devaient passer uniquement par notre banque d’affaires», a indiqué Grar. Il a précisé, dans ce contexte, que ce travail vise à mettre l’accent sur  le potentiel de l’entreprise de  se développer sur le long terme.

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