Bizerte : Un navire heurte le pont mobile !

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On n’a jamais cessé de répéter que le pont mobile constitue un frein à l’essor économique de la ville. Tout le monde s’accorde à dire, depuis des années maintenant,  qu’il y a urgence à construire un nouveau pont du côté d’El Chaara à Menzel Abderrahman pour rallier Bizerte. Seulement, sans trop rentrer dans les détails, la décision d’entamer les travaux traîne en long et en large pour des raisons financières ou de régularisation des terrains adjacents.  Bref, le projet demeure au point mort pour le moment sur le plan matériel. Aujourd’hui, le problème est encore plus grave puisqu’il menace la vie des passagers qui empruntent ledit pont.

En effet, pas plus tard que dimanche dernier 22 août, un navire commercial à heurté le pont du côté asphalte en prenant la direction du port de Bizerte. Des secousses ont été ressenties sur le pont même, selon des témoins oculaires. Une peur énorme s’est emparée des présents qui observaient le passage du navire en question dans les eaux du canal. Il a fallu patienter plus d’une heure après 22h pour que l’équipe de maintenance  dépêchée sur les lieux  puisse effectuer une première évaluation des dégâts causés par cet accident. Une réunion technique était prévue hier lundi dans la journée selon le chef du service de maintenance, Badi Jomaa, pour déterminer les causes réelles d’une telle « erreur » parce que c’en est une ! Faut-il rappeler que le pont mobile qui date de 30 ans a dépassé son espérance de vie prévue pour 25 ans au mieux. Il ne s’agit pas de la première alerte qui fait paniquer tout Bizerte. La délégation de Zarzouna compte une population de  près de 40 mille habitants dont un grand nombre qui fait la navette  sont concernés, sans compter le reste des passagers. C’est dire à quel point l’activité économique est freinée dans tout le gouvernorat de Bizerte. Les intérêts de tout un chacun en pâtissent, du plus petit commerçant aux magnats. On attend une réaction salutaire au niveau national pour résoudre au plus vite ce handicap sur le triple plan économique, social, culturel, voire existentiel, puisqu’on risque de laisser sa vie non pas sur le pont d’Avignon mais sur celui de Bizerte. Merci aux autorités  de ne pas faire la sourde oreille ! 

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