Première victoire officielle de la Tunisie contre le Mali : Dominer n’est pas gagner

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Les statistiques donnent un léger avantage au Mali au niveau de la possession de la balle et de la domination collective mais le résultat fut favorable aux Aigles de Carthage.

La Tunisie a réussi à s’imposer à Bamako sans avoir pris l’ascendant, ni fait le break avant le retour à Radès, demain à 20h30. A la clé cependant, une victoire salutaire mais poussive à l’aller, obtenue grâce à un coup du sort, suite au but contre son camp du défenseur malien, Moussa Sissako, qui a disputé, sans doute, le pire match de sa carrière. Sissako a ainsi écopé d’un carton rouge quatre minutes plus tard, après son but malheureux. Hormis cela, tous les indicateurs ont tourné à l’avantage des locaux. La possession de la balle : 54% pour le Mali contre 46% pour la Tunisie, ainsi que  la précision des passes de l’ordre de 77% avec 356 transmises pour le Mali  contre 69% et 325 pour les Tunisiens. Cela démontre donc l’ascendant des Maliens, même si une passe mal ajustée a offert un but inespéré à la Tunisie qui n’en demandait pas tant…

Pas de position de  hors-jeu décrétée !

Ce faisant, la domination malienne en nombre total des tirs, 10 contre 7, ne reflète pas grand-chose, sachant que l’on comptabilise un seul tir cadré pour chaque équipe. A Bamako, ce n’était pas la soirée des attaquants qui ont tiré hors-cadre à maintes reprises. Sur ce, le nombre de corners est de 7 contre 4 pour le Mali. Et au nombre des fautes, la Tunisie a été plus agressive, parfois dans le bon sens, car tranchante dans la récupération, au milieu où l’on décompte deux cartons jaunes et 19 fautes contre un seul carton et 14 fautes pour le Mali. Fait insolite, il n’y a eu aucun drapeau levé pour hors-jeu durant la partie !

Faux rebonds, chaleur suffocante et humidité

Enfin les conditions météorologiques marquées par une forte chaleur via un pic de 39 degrés, durant cette journée, a nécessité deux arrêts de jeu durant la partie. Ainsi, l’arbitre éthiopien, Bamlak Tessema, a procédé à deux pauses fraîcheur de 2-3 minutes à la 25’ et à la 75’. A noter une forte humidité et l’absence de vent et de précipitations qui n’ont pas forcément aidé à développer du jeu de part et d’autre. Ainsi, le terrain a aussi grippé les amorces des deux côtés. Les faux rebonds ont accéléré le jeu haché alors que les passes ratées et les déchets techniques furent nombreux.  Le match retour, en nocturne et dans un climat clément, promet un meilleur spectacle.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA

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