25e anniversaire du salon international de la bande dessinée de Tazarka : Continuité et valorisation

4,004
Depuis hier, et jusqu’au 14 août, Tazarka est en liesse. L’événement est exceptionnel. Grandiose même. C’est que cette ville du Cap Bon fête, à la maison de la culture Mahmoud-Messadi, le 25e anniversaire de son salon international de la bande dessinée

En 1997, feu Abou Séoud Messaâdi, homme de lettres et de culture, a eu l’idée originale de lancer, pour la première fois, un salon international de la bande dessinée. L’idée était certes improvisée mais l’enjeu était de taille. Il s’agit surtout de valoriser cet art,  et d’en faire un moyen de communication fiable et régulier. En plus clair, une culture au quotidien.

Et c’est ainsi qu’après un début plutôt difficile, le salon a réussi, grâce à des volontaires dévoués, engagés et fidèles à leur région, à prendre rapidement de l’ampleur et à se professionnaliser pour devenir ainsi, un rendez-vous incontournable du 9e art, et surtout une partie intégrante du paysage culturel et artistique de toute la région.

Aujourd’hui, le festival fête déjà son 25e anniversaire. Un événement que Chedly Belkhamssa, commissaire du salon et son fidèle compagnon de route qualifie d’historique.

Pour cet événement, l’Association du «cercle des amis de l’image», organisateur du Sibd, parle de moments forts tout au long du festival. On évoque ainsi une exposition-anniversaire, qui retrace fidèlement le parcours du festival. On parle aussi de tables-rondes, d’ateliers de master-classes, de soirée musicale animée par Hamza Bouchnek, mais aussi d’une cérémonie de remise de prix du concours Abou Séoud Messaâdi de la BD (le 14 août), tenue en 2021 pour compenser la brève éclipse du Sibd en raison de la crise sanitaire.

Un programme donc bien réfléchi et qui répond à des objectifs précis.  Wissem Mzoughi, coordinateur général du salon, toujours dynamique et ambitieux, estime, en effet, que «l’organisation de cette nouvelle édition a constitué un défi majeur pour l’association du cercle des amis de l’image». En effet, «après le non-lieu de la rencontre en 2021, il était nécessaire de revenir rapidement à la charge, malgré toutes les difficultés financières, logistiques, administratives et même humaines». Notre objectif prioritaire, affirme le jeune responsable, est «de garantir absolument la continuité de cet événement et lui conférer toujours une dimension beaucoup plus importante. C’est bien là un sentiment et plus encore un engagement de fidélité à son fondateur».

Wissem Mzoughi reconnaît, toutefois, «que la bande dessinée, malgré tous les efforts consentis, n’arrive toujours pas à percer comme on l’espère. Et c’est bien là qu’intervient le salon qui cherche, à chaque fois, à apporter plus de mérite à cet art pour qu’il retrouve la place qui est, naturellement, la sienne».

Laisser un commentaire