Tribune | A propos des visas

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tribune la presse

Par Maherzia LIMAM

J’ai demandé aux membres de ma famille de me faire la promesse solennelle qu’au cas où il m’arriverait de tomber gravement malade et que mon traitement nécessiterait mon transfert à l’étranger, dans l’un des pays qui exigent un visa d’entrée dans leurs territoires, de me laisser finir mes jours dans mon pays plutôt que de leur imposer  et de m’imposer l’humiliation de faire la queue pendant des heures, voire des jours, devant les ambassades pour l’obtention, ou non, d’un papier leur permettant et me permettant d’entrer dans ce pays avec le risque, en sus, de se voir refuser le visa, sans se faire rembourser la somme versée avec la demande.

Ce qui me révolte dans tout cela, c’est que les populations de ces mêmes pays ont toute la liberté d’entrer dans notre Tunisie sans aucun problème, parfois même avec un simple papier d’identité.

A ce propos, si j’ai un reproche à faire, c’est bien aux autorités de mon pays qui n’exigent pas un traitement similaire aux étrangers, mais mon reproche s’adresse aussi, et surtout, à mes compatriotes — seraient-ils des membres de ma famille — qui subissent ces attitudes, et continuent à courir après ces «autorisations» malgré le traitement, parfois avilissant, de la part de certains fonctionnaires de ces ambassades.

M.L.

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