1er forum Afrique-France de la transition écologique et énergétique | Alexandre Martin-Denavit, Directeur adjoint du développement à l’international des PME et PMI françaises à La Presse : “Nous visons à atteindre 100 GW de capacité de production d’électricité en 2030”

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Partenaire du Forum Afrique-France de la transition écologique et énergétique, Total Energies a soutenu 13 startup françaises venues à Tunis pour présenter leurs solutions pour l’Afrique. Rencontré en marge du Forum, Alexandre Martin-Denavit, directeur adjoint du développement à l’international des PME et PMI françaises, nous a parlé de la transformation engagée par le géant  pétrolier qui ambitionne d’être un acteur majeur de la transition énergétique dans le monde. Il est, également, revenu sur la stratégie de Total Energies sur la transition énergétique en Afrique.    

Le fait d’être l’un des principaux partenaires du Forum Afrique-France de la transition écologique et énergétique traduit-il une volonté de la société pétrolière de se positionner sur le secteur des énergies renouvelables?

Total a changé de nom en 2021 et est devenue Total Energies. Ceci montre sa transformation en compagnie multi-énergies et comme acteur majeur dans la transition énergétique.

Dans le cadre de notre partenariat avec Business France qui date depuis plus de 20 ans, nous sommes présents à ce premier forum pour accompagner des entreprises françaises à l’international sur un Corner Start-up Total Energies.

Total Energies a élaboré une stratégie sur la transition énergétique en Afrique. Quels sont les objectifs de cette stratégie?

Avant de parler spécifiquement de l’Afrique, notre président-directeur général, Patrick Pouyanné, a présenté le 28 septembre dernier notre stratégie à l’horizon 2030 confirmant notre objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Cela passe par une véritable transformation de la compagnie qui se matérialise par nos objectifs: En 2030, plus de 15% de notre activité de vente d’énergies seront dans l’électricité et en 2050 atteindront 50%.

Notre dynamique de transformation pour être acteur de la transition énergétique passe par l’atteinte de nos objectifs sur les scopes 1, 2 et sur le scope 3 avec nos clients.

Les scopes 1 et 2 étant liés à nos activités industrielles, notre P.dg a annoncé que la compagnie allait investir plus de 1 milliard d’euros d’ici 2025 pour améliorer notre efficacité énergétique et réduire notre empreinte carbone.

En Afrique, nos objectifs sont d’accompagner nos clients en développant des solutions bas carbone en investissant dans des installations de GNL (Gaz naturel Liquéfié), dans les énergies solaires et / ou éoliennes suivant l’atlas des différents pays africains et la réglementation en vigueur. Par exemple, nous disposons d’installations photovoltaïques en Afrique du Sud, Égypte et Kenya ainsi que des installations de GNL au Mozambique, Angola et Egypte. Nous sommes également présents dans la mobilité électrique en Afrique, par exemple en Tunisie où nous avons installé plus de 19 bornes électriques dans nos stations-service. Notre objectif au niveau mondial est d’atteindre une capacité de production d’électricité de 35 GW en 2025, et plus de 100 GW en 2030. 

Est-ce que le marché des énergies renouvelables est attractif en Afrique ?

Nous avons, à fin 2021, déployé, dans plus de 60 pays dans le monde, des experts dans les énergies renouvelables (Renewable Business Explorer) qui sont présents pour accompagner nos clients et aussi répondre à des appels d’offres dans les pays souhaitant investir dans les énergies renouvelables.

Nous souhaitons apporter une énergie plus propre à nos clients avec des solutions alternatives à l’énergie fossile dont font partie les énergies renouvelables. En Tunisie, notre représentant est présent sur ce forum pour rencontrer les entreprises françaises et les mettre en relation avec les entreprises tunisiennes.

A noter que Total Energies a décidé de ne plus commercialiser de fuel lourd à partir de fin 2025. Le gaz naturel fait partie également du mix énergétique avec les énergies renouvelables (solaires et éoliennes).

Est ce que Total Energies compte se positionner sur la filière de l’hydrogène vert? La société est-elle prête à accompagner les pays africains—tels que la Tunisie—qui aspirent à être des acteurs de l’hydrogène vert dans la région ?

Oui, Total Energies est présent sur la filière Hydrogène. Nous avons déjà des projets majeurs en cours de construction comme dans le sud de la France (projet Masshylia) où nous investissons avec Engie sur la production d’hydrogène vert via électrolyse.

Nous avons également un partenariat avec Adani (société privée indienne dans le secteur des énergies) avec une participation dans le développement de la production d’hydrogène.

En Afrique, l’hydrogène n’est moins une priorité par rapport aux autres énergies dont font partie le solaire ou l’éolien. Suivant les différents pays d’Afrique, l’incorporation des biocarburants est une vraie solution de décarbonation des carburants. On est convaincu qu’en 2030, on pourrait atteindre près de 10 à 15% de biocarburants dans les carburants. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, à part quelques pays tels que le Zimbabwe et l’Afrique du Sud.

Le mot de la fin?

Nous sommes ravis d’être partenaires de ce premier forum de la transition écologique et énergétique en Afrique. Nous travaillons avec Business France pour d’autres événements en 2023 sur la transition énergétique en Afrique dont une mission de prospection Tunisie, Algérie, prévue en octobre 2023.

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