Zarzis | Corps des disparus : Des tombes ouvertes pour autopsie

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Les proches des disparus tiennent des rassemblements quotidiens, du matin au soir, devant les sièges de la délégation, la municipalité, le port de pêche, au centre-ville, dans la localité de Souihel et au cimétière « Jardin d’Afrique », où les autorités ont été obligées d’ouvrir quatre tombes pour procéder à l’autopsie des cadavres enterrés dernièrement.

Le sujet qui occupe la scène à Zarzis pendant une vingtaine de jours déjà reste l’embarcation de fortune disparue en mer avec à son bord 18 personnes. Le nombre des cadavres trouvés varie entre 5 et 8 qui ne sont pas tous identifiés. Des rassemblements quotidiens se tiennent par les proches des disparus du matin au soir, devant les sièges de la délégation, la municipalité, le port de pêche, au centre-ville, dans la localité de Souihel et le cimetière « Jardin d’Afrique », où les autorités ont été obligées d’ouvrir quatre tombes pour faire l’autopsie des cadavres enterrés dernièrement.

Mercredi matin, une marche pacifique a été organisée dans la ville avec la participation des lycéens et notamment ceux de la localité de Souihel, dans le but de faire pression sur les autorités et revendiquer plus de transparence avant d’enterrer les corps repêchés en mer ou sur la plage. En plus, la route de Souihel qui mène vers la zone touristique est complètement fermée par les proches des disparus qui y ont mis le feu.

Les manifestants ont convergé vers la délégation pour s’y rassembler en grand nombre.

L’hôpital s’en sort avec les moyens du bord

L’hôpital régional de la ville n’était pas en reste et ressemble à une ruche d’abeilles. Les parents des disparus veulent s’assurer s’il y a des cadavres ramenés à leur insu et déposés dans la morgue. Mais les blouses blanches ont su comment se comporter avec eux, s’associant à leur deuil et témoignant leur compassion, apaisant ainsi les tensions, contrairement à ce qui s’est passé à Djerba et Gabès, paraît-il.

C’est l’occasion pour parler de cette institution hospitalière malgré le peu de moyens et d’équipements dont elle dispose. En effet et pour rendre à César ce qui appartient à César, on doit reconnaître que le directeur de l’hôpital, Abdelkader Taghouti, veille au grain et sur tout ce qui se passe dans tous les services. Il intervient également auprès des docteurs conventionnés avec l’établissement quand l’attente d’un patient dure ou s’il s’agit d’un cas critique ou d’un alité dans le service de réanimation.

Le reste du personnel est également toujours au poste, respecte l’horaire et ne badine pas avec sa noble mission humanitaire.

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