Transtu: De l’argent perdu

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La Transtu ne cesse de nous étonner. Chaque jour, elle nous réserve des surprises les unes après les autres sans crier gare. Il nous avait été permis de citer sur nos colonnes les difficultés par lesquelles passe cette grande entreprise. A maintes reprises, aussi, nous avons proposé, modestement, des sorties de crise possibles.

En premier, il y a la bonne gestion financière et la récupération de l’argent qui lui est dû.

Malheureusement, dans la pratique, nous constatons toujours la multiplication du nombre de passagers qui empruntent les différentes lignes de métro sans titre de transport.

Un produit interdit ?!

Pis encore (et là, c’est le comble !), la Transtu ne veut pas vendre des titres de transport à ses clients !

Oui. Si vous voulez, par exemple, acquérir un carnet de 10 tickets, il vous faudra vous armer de toute la patience du monde. Tous les guichetiers des différentes stations vous fermeront la porte au nez. Ils ne disposent pas de ce document.

Pourtant, il arrive qu’un guichetier “daigne” délivrer cet objet devenu introuvable et à quantités limitées. On ne comprend pas pourquoi ces restrictions dans la vente. Est-on dans le marché noir ? Est-ce un produit interdit ?

Pourquoi faut-il obliger un client honnête qui veut payer ses déplacements à subir un tel affront et une telle humiliation? C’est vraiment là que nous constatons le laxisme et le laisser-aller de notre administration qui ne cherche pas à récupérer des ressources financières à sa portée.

Ce mode de paiement est très pratique pour de nombreuses raisons. Il permet au voyageur de disposer de son titre de transport en temps voulu et à tarif  soi-disant “réduit” (un ticket gratuit sur dix). De plus, il permet de ne pas être pris en flagrant délit de resquille lorsqu’on veut acheter son ticket au guichet auprès d’un agent souvent absent. En effet, certains guichetiers du métro, par exemple, ne sont pas à leurs postes, ce qui oblige les passagers à prendre le métro sans ticket.

Des usagers livrés à eux-mêmes 

N’oublions pas, non plus, que ce moyen constitue un paiement par avance. En d’autres termes, le client paye un service dont il n’a pas encore bénéficié. En somme, il s’agit d’une source financière qui ne peut être que la bienvenue.

Si cela n’arrange pas la société de transport, qu’elle le dise clairement et qu’elle l’explique à ses agents. Il n’est pas acceptable de laisser les usagers livrés à eux-mêmes face à des employés qui ne sont pas capables de donner une explication valable.

D’ailleurs, beaucoup reste à faire à propos de la communication entre la Transtu et ses usagers et, notamment, au niveau de l’application des tarifs selon les nouvelles modifications des sections ou encore l’utilisation des différents modes de transport (rabattement, ligne bus-métro, …). Les agents eux-mêmes ne sont pas bien préparés à ces nouveautés.

Nous pouvons, toujours, espérer que la Transtu sera en mesure de mettre à la disposition de ses clients ces carnets de dix tickets et en quantités suffisantes auprès de tous les guichets. Respectons les gens qui veulent payer et ne leur mettons pas des bâtons dans les roues ! Sinon, on pourrait conclure à une mauvaise gestion délibérée qui cherche à nuire à la santé financière de notre opérateur de transport.

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