Victoire face à la libye en attendant le match retour: A prendre avec modération !

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La faiblesse de la Libye ne permet pas de tirer les conclusions nécessaires. En tout cas, l’équipe nationale n’a pas pris ce coup de neuf espéré.

Cette sélection libyenne, pourtant à l’historique respectable et aux traditions de grands joueurs, a la poisse pour être systématiquement placée dans le chemin de la sélection tunisienne que ce soit en éliminatoires de la Coupe du monde ou de la CAN.

Et, hormis ce fameux match de novembre 2017 à Radès, la Libye a été souvent un bon client pour les nôtres. Une série de larges victoires qui s’est poursuivie vendredi soir. Ce qui réduit un peu la portée voire la signification de ce succès à consommer avec modération. Non que l’équipe nationale est si fragile ou chanceuse, mais vu la «petite» adversité en face, il ne faut donc pas s’affoler ou, comme le sous-entend Jalel Kadri, oublier la déception et le «manque à gagner» sportif du dernier Mondial. De plus, nous n’avons pas vu un énorme changement ou un coup de neuf dans cette équipe de Tunisie. C’est pratiquement le même mode de fonctionnement ordinaire quand Kadri décide de jouer avec une défense à 4. Les cadors sont toujours là, et c’est seulement Hannibal Mejbri qui obtient (enfin !) une place dans la dispositif.

Firas Belarbi obtient aussi une place de titulaire, mais reste toujours réserviste et quand Sliti reviendra, on retrouverait le même onze classique.

Ceci dit, il faut s’articuler autour de deux idées clefs pour ce Tunisie-Libye qui ne doit pas être «surdimensionné» en analyse. D’abord, la continuité dans les choix de base : ossature, orientations de jeu, gestion des moments clefs… Et, à ce niveau, la recette est payante puisque Jalel Kadri et ses joueurs sont en pôle position de leur groupe. Deuxième idée-clef qu’on déduit, cette envie et cette popularité qui reviennent peu à peu autour de l’équipe de Tunisie.

Vendredi soir, on a vu une bonne assistance et une ambiance «festive» qui a donné du charme au match. Sinon, Mejbri (titulaire), Jouini, Achouri, Valéry et Amor Layouni, entrés en cours du jeu, attendent une place sous le soleil. Osera-t-on les impliquer plus et mieux et «innover» dans les choix au futur ? Kadri en sait plus que nous.

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