Arts visuels : La rentrée culturelle est là !

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Galeries et autres espaces d’art ont commencé à dévoiler, cette semaine, leurs événements d’ouverture de la nouvelle saison. Et la rentrée artistique s’annonce bouillonnante et bien animée d’événements et d’expositions qui explorent différentes approches et autres faires artistiques.


Le festival «Dream City», qui se tiendra du 22 septembre au 8 octobre, revient avec du nouveau, toujours dans le même esprit, celui d’investir la cité et de confronter l’artiste à son environnement. La Médina de Tunis, ses quartiers et d’autres espaces de la ville, comme lieux investis, avec au programme : 11 créations, 8 Dream guests, 20 Dream projects, 4 Dream concerts, des temps de réflexion et de débat public avec «Les ateliers de la ville rêvée», une programmation festive de nuit avec les Shift Leyli avec des Dj sets et des Lives et «Kharbga City», un programme jeunesse gratuit destiné aux 6-17 ans qui propose des performances, des installations, des films et des vidéos suivis de débats, mais aussi des répétitions et des rencontres-discussions avec les artistes.

La Boîte, un lieu d’art contemporain, présente, pour son exposition inaugurale, les travaux de l’artiste visuel et réalisateur Alaeddine Abou Taleb qui sont exposés du 21 septembre au 6 octobre à la Chapelle Sainte-Monique (Ihec Carthage). Né au Caire, Alaeddine Abou Taleb s’est fait le plus connaître sous la casquette de réalisateur. On découvrira à travers cette exposition son univers pictural dont on a eu un aperçu à travers ses œuvres d’animation.

L’artiste a étudié le design et l’audiovisuel. Il a à son actif deux courts-métrages d’animation : «Coma» réalisé en 2010 et «Diaspora» qu’il a produit et réalisé en 2013-2014. Ce dernier film lui a valu le «Tanit d’Or» aux JCC 2015.

L’artiste et commissaire d’exposition, Michela Margherita Sarti, invite le public à une immersion poétique où l’art rencontre la nature à travers l’exposition collective «Mère nature-Ode à la terre» qui se tiendra du 22 septembre au 30 novembre à la galerie du Mövenpick Hôtel du Lac Tunis.

La comédienne et performeuse Mariem Sayeh proposera, lors du vernissage de l’exposition, une performance théâtrale spécialement créée pour l’occasion.

Sabrine Chaouch s’est intéressée au travail de l’artiste «Dabro» qu’elle expose à partir d’hier 23 septembre à la Galerie Alexandre Roubtzoff.

Initulée «Unframe», l’exposition, comme on peut le lire dans un texte de présentation, se dévoile comme un voyage à travers les époques artistiques. Elle oscille entre des portraits classiques rappelant l’ère de la Renaissance, avec un hommage évident à Botticelli, et des tableaux évoquant l’orientalisme pictural du XIXe siècle. Dabro va tout de même au-delà de ces références en utilisant un mélange de techniques contemporaines et traditionnelles et transcende les époques et les styles.

La rentrée artistique du Centre des arts vivants de Radès se fera avec deux expositions qui seront inaugurées aujourd’hui dimanche 24 septembre.

La première, intitulée «Nature morte (et enterrée ?)», réunit les œuvres de vingt-deux artistes qui revisitent ce genre pictural, à l’aune de questions actuelles en connexion avec tous les bouleversements que vit notre terre. «A travers notre manière actuelle d’habiter l’espace en l’altérant durablement et irrémédiablement, par une activité de surprédation suicidaire pratiquée à large échelle, il convient de se demander: la nature est-elle morte et enterrée ?», notent les organisateurs.

La seconde exposition est une restitution des travaux de Dhia Dhibi, réalisés dans le cadre d’une résidence artistique de onze mois au Centre des arts vivants de Radès.

Nommé «Caressing pixels», son projet est interdisciplinaire et explore nos relations avec les écrans et la culture numérique. En mettant l’accent sur la matérialité, l’exposition présente trois installations dans lesquelles un aspect de l’interaction avec le virtuel est remis en question. Les œuvres présentées invitent les visiteurs à contempler la techno-dépendance et l’ubiquité des interactions virtuelles.

Dhia Dhibi est un artiste visuel, curateur et chercheur en théorie de l’art basé à Tunis. Diplômé en tant qu’artiste 3D, il a élargi sa curiosité vers les pratiques artistiques multidisciplinaires en étudiant la théorie de l’art et les pratiques curatoriales. Son travail se concentre principalement sur l’interrogation des dynamiques contemporaines des cultures numériques. Du côté de la galerie TGM à La Marsa, ce sont les peintres pionniers de l’art tunisien qui seront à l’honneur à partir du 27 septembre. Une belle occasion pour les amateurs et surtout pour les étudiants en art de découvrir ce chapitre de l’histoire et de rencontrer une partie de ceux qui l’ont façonnée.

On pourra y admirer les œuvres de Hédi Khayachi, Noureddine Khayachi, Abdelaziz Berrais, Osman, Jilani Abdelwahab, Amara Debbeche, Hatem El Mekki, Aly Ben Salem, Nardus et Rodolphe d’Erlanger.

Bonne rentrée!

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