EGSG — Chaker meftah s’en va: Le pourquoi d’un feeling cassé…

1,328

Meftah ne supportait plus la pression et les désaccords avec les dirigeants. L’agression verbale de samedi dernier était la goutte qui a fait déborder le vase.

Dans un revirement de situation inattendu,  Chaker Meftah a décidé de claquer la porte, mettant fin à son mandat en dépit de la récente victoire de son équipe. Cette démission surprenante a été motivée par une série d’altercations avec ses adjoints et une réaction hostile d’une frange du public, qui l’a conspué et hué tout au long du match de samedi dernier. Lors de cette rencontre, EGSG a triomphé de son adversaire du jour, remportant une victoire cruciale. Cependant, les festivités de la victoire ont été gâchées par l’annonce inattendue de la démission du coach. Cette décision a laissé abasourdis les joueurs, les fans et les dirigeants du club.

Si pour certains, la volte-face de l’entraîneur a pris l’allure d’une surprise, empressons-nous de dire que cette décision se profilait à l’horizon depuis un temps, et plus explicitement depuis la préparation estivale. En effet, la fièvre acheteuse qui a imprégné le mercato estival, n’a pas bénéficié totalement de l’aval de Chaker Meftah, et si l’on excepte Bangoura, les autres étrangers n’ont pas eu le consentement du coach ;  d’où une certaine tension qui s’est installée. Les relations tendues avec certains responsables étaient un secret de polichinelle. Sans oublier des désaccords tactiques qui ont miné la cohésion du staff technique. Cependant, ce qui a peut-être été le facteur déclenchant de cette démission choquante, c’est la réaction d’une horde de spectateurs lors du dernier match. Cette atmosphère hostile a atteint son paroxysme à la mi-temps, lorsque le mécontentement de certains a débordé dans les alentours du vestiaire du club local, et que le coach a été insulté et hué, au vu et au su de tout le monde.

Cumul de facteurs

Les divergences d’opinion au sein du club étaient devenues insurmontables, et tout laissait croire qu’une mise en scène a été orchestrée contre Chaker Meftah pour précipiter son départ. Il y a aussi cette situation de précarité financière, qui a appuyé cette décision. Un retard de deux mois d’impayés pour les joueurs et le staff technique, ce n’est guère le cadre idoine pour continuer  à composer avec un groupe tourné vers d’autres soucis. Du côté du bureau directeur, silence radio, et aucun contact n’a eu lieu après les incidents de samedi dernier, pour le persuader de revenir sur sa décision.

Est-ce  une décision à chaud ? Nous avons posé la question au coach récalcitrant. Sa réplique laisse présager un départ définitif. Le speech du président du club à la pause, lorsqu’il a remonté les joueurs, n’était pas du goût du staff technique, et c’est là aussi une explication de ce départ de Meftah.

L’entraîneur doit, généralement,  composer avec la pression des supporters, mais lorsque cette pression devient intenable, cela finit par éclater un jour. Enfin, empressons-nous de dire que la décision de Chaker Meftah de quitter le club gafsien est le  résultat d’un cumul de facteurs comme les désaccords profonds entre le coach et son employeur. C’est même la mèche qui a mis le feu à la poudre.

Laisser un commentaire