L’OB s’offre le scalp de l’ESS en Supercoupe : L’audace payante

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Quand l’Olympique de Béja carbure au super, l’accélération foudroyante est telle qu’elle laisse l’Etoile du Sahel sur place.

Prise dans le piège béjaois, l’Etoile est finalement tombée, concédant un cuisant revers au moment où les bookmakers en faisaient le favori du Super tunisien. A Radès, sur une pelouse en piteux état, les Etoilés ont déjoué et dévissé la plupart du temps, sans se montrer remuants face à un adversaire qui a bien joué le coup. Sans pour autant surclasser l’ESS dans plusieurs domaines, les hommes de Mourad Okbi ont revu leur copie pour cette troisième confrontation de la saison entre les deux équipes. Concrètement, l’OB a adopté un plan assez simple : attendre l’ESS sagement dans son camp, avant de fuser en contre à la moindre perte de balle adverse. Ce qui a parfaitement fonctionné et permis aux Cigognes de mener juste avant la pause et doubler la mise juste avant le coup de sifflet final. Dimanche, après coup, le score n’en disait pas long sur la différence entre les deux concurrents. Pas d’entame de match tonitruante pour les uns comme pour les autres, pas de domination stérile et pas de jeu inefficace aussi ! Le match fut quelque peu équilibré, mais au final, les champions de Tunisie sont tombés sur un os. En cet après-midi de fin de week-end donc, en plus de sa solidité défensive, l’Olympique de Béja a fait preuve de justesse offensive, se trompant rarement sur les dédoublements et les jaillissements. Dans ses temps forts, l’OB est ainsi allé au bout de ses idées, de ses intentions. Et bousculée dans l’intensité, l’Etoile n’a pas su trouver de réponse au plan tactique de Mourad Okbi, un plan qui a parfaitement fonctionné. En l’état, disposé en 4-3-2-1, l’OB a su contenir, s’opposer, puis relancer et se projeter vers l’avant. Avec une défense loin d’être plate, composée du duo Sghaier-Bouabid dans l’axe, Derbali sur le flanc droit et Berrajah sur le côté opposé, l’équipe n’a quasiment rien laissé filtrer. Plus haut, le tandem de sentinelle, Coumbassa-Ba, a récupéré, alimenté et coupé la transmission étoilée. Encore plus haut, Aoun a servi de «dispatcher», tantôt vers les deux ailiers, Hadouchi et Cherni, et de temps à autre directement vers Wassim Chihi. Voilà pour le dispositif béjaois, un procédé qui a permis aux Cigognes de soulever leur second trophée en  huit mois, joignant le Super tunisien à Dame Coupe après leur victoire sur l’EST. En l’état d’ailleurs, coach Okbi était aux anges après le match, se contentant de simplement relever que le travail paie : «L’audace a été payante et nous avons été couronnés pour nos efforts. Même si le football n’est pas une science exacte, l’effort est toujours récompensé».

Quid de l’Etoile à présent ? Le tenant du championnat n’a pas mis les petits plats dans les grands, c’est le moins que l’on puisse dire. Les Etoilés ont semblé sans idée face à l’envie adverse. D’ailleurs, même le pourcentage de possession semblait inutile avec peu de renversements et pas vraiment de réaction d’orgueil quand l’OB menait au tableau d’affichage. Loin d’être incisive et tranchante, l’ESS de Imed Ben Younès a surtout paru émoussée à Radès. Certes, la sortie de Jacque Mbé, binôme de Sidibé, a peut-être chambardé les plans étoilés. Mais l’on n’ira pas jusqu’à dire «qu’un seul être vous manque et tout est dépeuplé».

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