
Pour le milieu de terrain de Sheffield United et de l’équipe nationale, un tournoi tel que la CAN se dispute match par match. Il faut savoir se montrer patient dans ce genre de tournois, préparer chaque match et le disputer comme il se doit dans la perspective d’aller le plus loin possible, pour décrocher une deuxième étoile.
La préparation, tout le monde le sait, a été courte dans le temps avec seulement deux matches tests, contre la Mauritanie et le Cap-Vert. Est-ce suffisant pour un tournoi de grande envergure tel que la CAN ?
Oui, bien sûr que c’est suffisant. Le groupe vit ensemble depuis deux ans au moins pour une bonne partie des joueurs. Nous nous connaissons si bien au point que nous n’avons plus besoin de temps d’adaptation et sommes en mesure d’entrer dans le vif de la préparation dès le premier jour du rassemblement. Les deux matches tests contre la Mauritanie et le Cap-Vert nous ont permis de peaufiner notre stratégie de jeu durant le tournoi. Nous avons bien géré notre groupe pour faire la préparation qu’il faut.
Quel est le mot d’ordre entre vous aux vestiaires ?
L’ambiance aux vestiaires est bonne. Nous sommes toujours positifs. Nous sommes tous fin prêts pour aborder le tournoi continental. Nous sommes même impatients de fouler la pelouse du Stade pour jouer la Namibie. Nous sommes là pour faire de notre mieux pour gagner nos matches dans la perspective d’aller le plus loin possible dans cette CAN. Je sais que chaque victoire remportée fera chavirer tout le peuple tunisien. Et c’est notre objectif primordial dans cette CAN et c’est d’ailleurs le mot d’ordre que nous nous sommes passé.
Le groupe de la Tunisie se compose également du Mali, de l’Afrique du Sud et de la Namibie. Comment jugez-vous ce groupe : à la portée ou difficile pour la Tunisie ?
Pour moi, il n’y a pas photo, c’est un groupe difficile. N’empêche, avec la qualité des joueurs qui composent notre effectif, nous sommes en mesure de passer le cap du premier tour. C’est dans nos cordes, même si notre mission ne sera pas de tout repos. Mais nous sommes capables d’y parvenir. Et de toute façon, il n’y a plus en Afrique de petites et de grandes nations de football. Aujourd’hui, même la sélection qu’on croit à sa portée et qu’on est en mesure de battre facilement, s’avère un morceau difficile.
Que pensez-vous de chacun de nos adversaires du premier tour ?
Nous connaissons bien le Mali pour l’avoir affronté aux qualifications de la Coupe du monde. C’est une sélection très forte. Ils ont des individualités qui jouent dans le haut niveau. Ils ont, en revanche, quelques petites défaillances en défense. Nous devons profiter de leurs petites faiblesses en défense et savoir la percer. En ce qui concerne la Namibie, à nous d’avoir le meilleur taux de possession du ballon. Nous devons faire preuve de créativité pour créer le plus d’occasions face à un adversaire qui opte habituellement pour le bloc bas. Quant à l’Afrique du Sud, nous ne la connaissons pas trop, mais nous sommes en train de collecter le plus d’informations sur cet adversaire.
Le sélectionneur national a évoqué les demi-finales comme objectif escompté…
Dans ce genre de tournois, s’il y a une chose à éviter, c’est de stresser à propos des résultats. Au contraire, il faut savoir se montrer patient. Chaque match doit être préparé et disputé comme il se doit. Le plus approprié, c’est de gérer le tournoi match par match.
Quel est votre message pour le public tunisien ?
Ma promesse à tous nos compatriotes est que nous allons tout faire pour honorer comme il se doit les couleurs nationales. Nous ne lésinerons pas sur l’effort que ce soit aux entraînements ou sur le terrain les jours des matches, à commencer par notre première sortie face à la Namibie. Nous ferons de notre mieux pour aller le plus loin possible dans cette CAN. Pourquoi pas ne pas atteindre la finale, et l’emporter et offrir à la Tunisie se deuxième étoile africaine.