Commentaire: Quand on va au front, peu importe ce que disent ceux qu’on défend

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La conférence de presse conjointe a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux tunisiens, mais pas en France ! La prestation du Chef du gouvernement aurait déplu à quelques citoyens et journalistes qui ont critiqué au scalpel le fond et la forme. Il est vrai que quand on est habitué à un style de communication, il est difficile de s’en détacher. Or, Hachani apporte un nouveau style, le sien, qui déroge à cette règle, et il faut du temps pour le comprendre et s’y habituer. C’est que le locataire de La Kasbah a choisi de parler avec son cœur, d’être cordial et familier afin de transmettre les messages clés sans froisser son vis-à-vis. Le ton était presque paternel étant donné la différence d’âge, le fait de parler de son passé en France ne fait que fendre la glace et réchauffer les liens. Mais pour défendre les messages qui sont dans l’intérêt de la Tunisie et de la France tels que de traiter d’égal à égal ou de porter à des niveaux plus élevés la coopération bilatérale, il faut préserver le messager et non le clouer au pilori. Quand quelqu’un se bat pour son pays, il ne faut pas chercher à le faire douter de lui-même.

Et Hachani, en acceptant ce poste de Chef de gouvernement à un moment où aucune autre de ces voix dissonantes n’aurait eu le courage de le faire, a fait déjà preuve de force de caractère et s’est engagé sur les lignes du feu sans prendre en considération d’autres intérêts que ceux de la Tunisie. Le fait qu’il se soit engagé dans l’assainissement de l’administration, de procéder à la relance des projets bloqués, de préparer de nouvelles lois qui vont remplacer celles qui ont enrayé les rouages de l’Etat telles que l’article 411 pour les chèques sans provision, le Code des changes, la loi 96 ou de s’attaquer ouvertement aux contrats de sous-traitance et de l’emploi précaire, prouve que c’est un homme d’action et de réalisation. Le fait qu’il soit en harmonie avec le Président de la République froisse plus d’un. Et c’est ce qui l’expose et l’exposera aux campagnes de dénigrement par des spadassins à la solde de leurs maîtres, des apprentis sorciers qui ne font qu’essayer de noircir le quotidien des Tunisiens. Mais la vérité est sur le terrain. Dans les visites inopinées qui nous montrent chaque jour l’ampleur des dégâts causés à notre pays durant la décennie noire. Cette décennie que M6, une chaîne française, veut nous faire croire qu’elle était « un printemps ». L’on s’attend à un tissu de mensonges et de falsifications de l’histoire mais ce ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau car les Tunisiens ne sont pas dupes et savent séparer le bon grain de l’ivraie. Car au lieu de consacrer une enquête exclusive aux massacres à Gaza et au génocide du peuple palestinien, cette chaîne veut rétablir au pouvoir en Tunisie ceux qui ont saigné le pays à blanc, ceux qui ont commandité des assassinats et apporté soutien et logistique aux terroristes qui ont frappé au cœur même de l’Europe. Oui, il n’y aura pas de retour en arrière car c’est une guerre de libération nationale dans laquelle la nouvelle Tunisie est engagée. Il y a certes un prix à payer mais avec l’endurance et la patience, on retrouvera les attributs de notre dignité et de notre souveraineté. L’indépendance de la décision tunisienne est désormais un fait concret et tangible. Les capitales des grandes puissances ont saisi ce message, les bailleurs de fonds aussi, et ce ne sont pas des médias dont les masques sont tombés et l’éthique professionnelle s’est effondrée lors de l’agression du peuple palestinien qui vont s’ériger en donneurs de leçons, surtout à l’approche des élections. Car c’est ce qu’ils ont fait avant les élections de 2014 et avant. Chassez le naturel, il revient au galop !

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