Le CSS a perdu de son éclat : La carte jeunes pour rebondir 

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Toutes les tentatives de remodeler l’équipe en se basant sur les anciens cadres ont fait faillite. Pas d’autres option que de miser sur des jeunes qui ont prouvé leur talent.

Le dernier match amical du CSS avec l’OCK, remporté sur le score de quatre buts à zéro, a confirmé une chose : il est temps de mettre un terme aux hésitations et d’opter carrément pour la carte jeunes.  En attendant la levée de l’interdiction de recrutement pour encadrer cette ossature rajeunie par des joueurs de renommée et de qualité. Le trio Youssef Becha, Iyed Belouafi et Amor Ben Ali ont fait des merveilles même si ce n’était qu’un match de préparation contre une équipe de second plan. Le CSS a trouvé  des automatismes et un jeu plus fluide qui permet de se créer beaucoup d’opportunités devant la cage adverse et de ne pas peiner pour mettre plus d’une fois la balle au fond. C’est l’objectif principal cherché actuellement par l’entraîneur Karim Delhoum pour réinstaller la confiance dans le camp sfaxien, un élément majeur de la réussite. Certes, l’OCK n’est pas l’USM qui a eu raison des «Noir et Blanc» par 1 but à 0 en play off, quelques jours auparavant, et n’est pas l’ESS ni encore même l’EST  qui vont être défiés le 13 et le 20 avril , mais ça peut donner quand même un petit espoir de sursaut même minime pour le reste des matches du Play-Off. Avec Sabri Ben Hassen qui s’affirme comme une valeur sûre comme gardien d’avenir, avec Alâa Ghram qui se distingue comme une pièce maîtresse de la défense et qui pourrait ne pas partir en été, avec Diby Berenger qui paraît retrouver son sens du but, c’est un socle puissant que Karim Delhoum peut fournir aux jeunes joueurs pour arracher leur place de titulaires et monter en puissance pour ne plus être condamnés à un statut de réserviste et de bouche- trou occasionnels . Surtout que les ténors présumés Chadi Hammami, Achraf Habbassi, Abdallah Amri et Baraket Lahmidi ont gâché toutes les chances qui leur ont été données pour hausser le niveau de l’équipe. Le changement de cap, même s’il est un choix forcé et pas une politique délibérée, doit donc être emprunté comme le seul chemin de rénovation du visage et du système de jeu de l’équipe. Un joueur de pointe comme Amor Ben Ali peut être la solution à ce grand déficit dans l’animation offensive et au manque de lucidité devant les buts. Karim Delhoum a tout à gagner et rien à perdre pour foncer dans cette direction .

A quand un grand stade digne de Sfax ? 

Autre facteur déterminant pour renouer avec le grand CSS qui fait vibrer la grande foule, c’est un stade plein à craquer avec un public en or qui a toujours été le douzième joueur de l’équipe et dont le coup de pouce est devenu  nécessaire. Lactuel stade Taïeb Mhiri, dont la capacité L’actuel ne peut pas dépasser les 10.000 places, est loin de répondre aux attentes. Il faut donc batailler  pour une grande cité sportive de 40.000 places. C’est un projet certes assez coûteux et pas dans les cordes du ministère de tutelle qui n’a pas refusé l’idée, mais il faudra trouver une sorte de partenariat avec le privé et la grande municipalité de Sfax pour en faire un projet-pilote pour cette nouvelle génération  de jeunes talentueux qui ont besoin de confort pour s’entraîner. La rénovation du premier stade d’entraînement est déjà en cours. Une vaste opération  de réaménagement du Stade principal est à la l’étude mais ça ne serait que du replâtrage, voire de la simple poudre aux yeux. Le rêve d’une grande cité sportive est légitime, mais pour exaucer ce vœu unanimement reconnu pour donner un grand souffle au football dans la capitale du Sud, on a besoin d’un effort collectif colossal de tous les intervenants et pas une simple demande qu’on adresse au ministère de la Jeunesse et des Sports. Un projet d’Etat oui, mais c’est aussi une affaire de grande volonté au niveau régional pour pousser à ce que rêve devienne réalité.

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