Ministère de l’Education-Syndicat : Retour au dialogue

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Après une rupture  d’environ 7 mois, le ministère de l’Education a renoué le dialogue avec l’un de ses partenaires sociaux; en l’occurrence la Fédération générale de l’enseignement secondaire (Fges). Et ce, malgré trois correspondances l’invitant à entrer en contact.

La réunion, tenue jeudi dernier 18 avril, a duré plus de 4 heures, au cours de laquelle les deux parties ont souligné l’intérêt qu’elles accordent aux contacts constructifs et à l’écoute des problèmes liés au bon déroulement du processus éducatif.

Tous les sujets abordés

Cette première rencontre avec la nouvelle ministre et son staff a regroupé le chef de cabinet et  le secrétaire général du ministère. Du côté du syndicat, on notait la présence du SG adjoint de l’Ugtt, ainsi que des représentants de la Présidence du gouvernement, du ministère des Finances et d’autres cadres du ministère de l’Education.

Dans les deux communiqués publiés à l’issue de cette importante réunion de travail, le ministère et la Fges ont été unanimes à mettre l’accent sur le climat positif et serein dans lequel se sont déroulées les discussions. Tous les sujets ont été passés en revue en  toute transparence. La ministre de l’Education a mis en évidence la nécessité de rester en contact avec tous les partenaires, afin de prévenir tout problème. Selon elle, il existe des priorités stratégiques préconisant une réforme aux contours clairs. Le rôle de son département et, en général, du gouvernement, est d’apporter les réponses appropriées à toutes les problématiques.

De son côté, la Fges n’a pas caché sa satisfaction concernant les résultats issus de cette première rencontre avec la nouvelle ministre. Pour cette fois, le premier responsable de la Fédération n’a pas minimisé les conclusions auxquelles ont abouti les pourparlers.

D’ailleurs, tous les sujets abordés ont trouvé leur voie à une solution ou à un début de solution.

Parmi les questions qui revêtent une acuité particulière, la Fges a mis sur la table cinq volets essentiels.

Rester en contact

Aux yeux des responsables syndicaux, il y a urgence à maintenir le dialogue entre les différentes parties pour éviter tout malentendu et surmonter tous les obstacles. A cet effet, la partie syndicale a demandé que le ministère envoie des notes aux Commissaires régionaux à l’éducation, leur enjoignant de rester en contact avec les structures syndicales de base. Sur ce point, le ministère a donné son aval. Idem pour la question qui concerne le retrait de la circulaire du 1er avril 2024, ayant trait à la nomination des directeurs et des censeurs.

L’autre source de conflit touche à la question de la plateforme numérique. Il s’agit d’une plateforme qui permet aux enseignants de saisir les notes des élèves et qui a été  refusée par  la Fges. Celle-ci a même demandé aux enseignants de la boycotter.

A ce propos, la ministre a tenu à rappeler que la numérisation est un choix et non un slogan. Il y est fait allusion à la formule du ministre sortant qui prônait que “une école moderne sur chaque colline”.

Recrutement de 1.000 enseignants

Toutefois, il faudrait s’en remettre à une commission technique pour en évaluer l’impact. Le ministère a accepté, également, de revoir les mesures disciplinaires prises à l’encontre de certains agents. Rappelons, à ce propos, que de telles mesures annulant des décisions disciplinaires ont été prises par la ministre.

En ce qui concerne les emplois dits précaires, la ministre de l’Education a noté que cette question n’a que trop duré et qu’il est temps de lui trouver une solution définitive. Aussi, a-t-elle promis que la quatrième tranche des enseignants concernés sera recrutée avant la rentrée prochaine. Elle compte 1.000 enseignants.

Quant aux contractuels, une réponse sera donnée, au plus tard le 15 mai prochain.

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