Le CA est d’attaque : Pousser à l’action

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Avec Faouzi Benzarti, la réalité est simple: harcèlement constant, recherche de la possession du ballon et mouiller le maillot en espérant être récompensé en retour…

Deux jours de repos ont été accordés par coach Benzarti aux joueurs qui étaient de l’expédition de Korba. Quant aux joueurs qui n’ont pas été convoqués pour le match de Coupe face au CS Korba, les Hamdi Laâbidi (sanction purgée), Eduwo, Bikoro et Meziani (absents en raison de leur statut d’étrangers), ils ont été pris en charge par le tandem Benzarti-Lotfi Rouissi, le lendemain et le surlendemain matin. Toujours volet répétitions, les jours à venir, selon le bon vouloir de Faouzi Benzarti, les entraînements se déroulent au Parc A en présence des fans. Chapitre prospection et confirmation à présent, Benzarti a décidé de promouvoir le jeune axial Moez Amara, transfuge de l’ESS et joueur de la sélection élite, appelé donc en équipe A. Polyvalent, Amara, 20 ans, peut aussi évoluer au milieu. Autre talent en herbe, Aziz Ghrissi, arrière droit, il a été très actif à Korba et sera désormais incontournable, à croire les intentions du coach, tout comme Yahia Mtiri qui attend encore sa chance et Dridi qui n’a pas encore vraiment creusé son sillon. Enfin, Salah Ayari, arrière gauche, présent au dernier stage de Hammamet, est tout autant dans les pensées du staff actuellement, en attendant son baptême du feu.

L’infirmerie ne désemplit pas

Quid des blessés et autres joueurs convalescents à présent? Bassem Srarfi subira une intervention chirurgicale en fin de saison, Dhaouadi est convalescent, la saison de Cherifi est terminée (touché aux ligaments croisés) et Skander Laâbidi devra prendre son mal en patience, sans oublier Hamrouni, absent depuis quelque temps déjà et appelé ces jours-ci à subir de nouveaux examens médicaux sous la supervision du Dr Mohsen Trabelsi. Reste le cas de Rami Bedoui, forfait depuis quelques jours, mais probablement récupérable. A Korba, pour sa première, Faouzi Benzarti n’a pas été radical dans ses choix de joueurs, mais il s’est cependant montré innovant dans son approche de jeu. Pas de révolution donc, mais «un bon coup de bâton pour pousser à l’action». En clair, le dispositif en place, avec des joueurs qui ne rechignent pas à la tâche, a tranché assez nettement avec tout ce que l’on a constaté avant sa prise de fonction.

Concrètement, pour se faire une idée plus précise, même si l’adversaire, divisionnaire, n’a pas opposé une résistance farouche (quoique), après coup, l’on peut à présent dissocier au sein de cette équipe les phases défensives hautes (pressing notamment) de celles où le bloc équipe  choisit sciemment de défendre dans sa propre moitié de terrain. Le marquage de zone, avec des médians, des latéraux et même des attaquants qui gênent à présent les premières relances entre les défenseurs et les milieux de terrain adverses. Nous l’avons donc noté et l’effet escompté est là pour apporter de l’eau au moulin du coach et renforcer une position. Face à Korba, après l’égalisation clubiste et jusqu’à la fin, ou du moins presque, le CA a obligé les défenseurs et le gardien du CSK à jouer des ballons longs sur lesquels les médians clubistes avaient toutes les chances de récupérer le cuir pour repartir sur une nouvelle phase offensive.

Rien n’est figé et tout peut être remis en question

Toutefois, avec Faouzi Benzarti, rien n’est figé et la remise en question est permanente. Bref, la singularité d’un des coachs les plus titrés de Tunisie, apparaît de la manière la plus évidente lorsque les attaquants ne parviennent pas à récupérer le ballon très rapidement lors de ces phases de pressing. On assiste alors à une bascule tout à fait étonnante, comme en fin de match face à Korba, vers un plan plus prudent, moins audacieux mais efficace finalement. Bien entendu, l’on espère aussi que le même protocole s’opère à l’inverse, avec des milieux qui redescendent pour reformer leur structure. A Korba, le staff a, certes, fait évoluer son bloc-équipe vers plus de souplesse et de dynamisme, mais il a aussi fait en sorte que son ossature ne se disperse pas (en l’absence des étrangers) avec les Zaâlouni et Taoues sur les flancs, la paire Omrani-Souissi dans l’axe, le trident Khélil-Sghaier-Chiheb Laâbidi au cœur du jeu et le trio d’attaque composé de Arfaoui- Garreb-Snana. Pragmatiques ou dogmatiques ? Faouzi Benzarti ne fait partie d’aucune de ces deux castes. Avec lui, la réalité est plus simpliste, pressing haut, harcèlement constant, recherche de la possession et puis mouiller le maillot en espérant être récompensé…

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