L’Espoir Sportif de Jerba s’arrête aux huitièmes : Un parcours honorable 

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Défaite sévère face à l’OB, mais beaucoup de bonnes choses à retenir. 

Face aux Cigognes de Béja, au Stade Chedly Zouiten, Hatem Ounalli et ses hommes auraient pu aller jusqu’aux tirs au but et avoir une chance de passer aux quarts de finale de la Coupe de Tunisie. Mais l’arbitre Mohamed Ali Garouia en a décidé autrement et les a empêchés de continuer à écrire l’une des belles pages de l’histoire de l’Espoir Sportif de Jerba. Après avoir réussi à répondre au but de Mohamed Hédi Haddouchi (59‘) et à égaliser par Houssem Zendah (63‘), les Jerbiens de Midoun ont mené la vie dure aux Béjaois et les ont fait trembler jusqu’à la dernière minute des prolongations. Mais coup de théâtre fatal pour eux : un contre rapide de l’OB a permis à son  attaquant de se lancer dans le dos d’une défense déséquilibrée, de pénétrer dans la surface de réparation et de chercher le contact plutôt que de continuer à aller droit au but. Il avait alors simulé à la perfection une faute commise sur lui et a induit en erreur l’arbitre du match Mohamed Ali Garouia qui s’est empressé d’indiquer le point de penalty. Le coup de pied de réparation transformé par Rabii Homri (119‘) a sauvé les protégés de Imed Ben Younès de la rude épreuve des tirs au but et les a qualifiés aux quarts de finale. Il n’y avait pas la technique de la VAR pour corriger cette erreur d’appréciation, mais il y a eu unanimité après visionnage de l’action pour confirmer que la sentence était sévère. «Évidemment que ça fait mal de quitter la Coupe sur un penalty inexistant», a avoué le coach des Jerbiens, Hatem Ounalli. «Je ne peux que dire dommage après le bon parcours que nous avons fait jusqu’ici et la bonne prestation de mon équipe après le long déplacement à Tunis pour jouer ces huitièmes.  Nous quittons cette épreuve de Coupe avec des regrets, mais la tête haute car, franchement, nous n’avons pas démérité».    

Pour une bonne fin de saison en championnat     

Malgré son classement en poule B (7e avec 26 points), loin derrière les deux seuls concurrents restés pour l’accession (l’ESZ 48 points et l’ASG 46), l’ESJ va essayer de se consoler en améliorant sa position lors des quatre dernières journées qui restent à disputer dans le championnat de la Ligue 2. «Nous aurions pu mieux faire sans la crise financière et administrative qui nous a touchés de plein fouet»,  confirme le président du club, Zied Jamaî, installé à la tête du comité de direction provisoire avec Taoufik El Kateb comme bras droit après le démission pour des raisons de santé de Mustapha Chahed (usé par des sacrifices financiers énormes pour ancrer et maintenir le deuxième club de l’île de Djerba en Ligue 2). Pas mal de leçons ont été tirés de cette saison tumultueuse au goût d’inachevé. Ils serviront sans le moindre doute à un nouveau départ la saison prochaine sur des bases de sérénité et de stabilité administrative et financière. Cela, en vue de jouer les premiers rôles et de caresser le rêve légitime d’un grand retour à l’étage supérieur, la Ligue 1.

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