36e conférence de l’Union interparlementaire arabe à Alger : Appel à tous les parlements à exercer toutes les formes de pression pour mettre fin à la guerre génocidaire à Gaza

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Un demi-siècle après la création de l’Union parlementaire arabe, Bouderbala s’est demandé dans quelle mesure l’objectif d’instaurer la paix et la sécurité fondées sur la justice et la coopération internationale a été atteint et à quel degré les objectifs de l’Union ont été réalisés.

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, a renouvelé l’appel à tous les parlements et instances régionales et internationales à exercer toutes les formes de pression afin de mettre fin à la guerre génocidaire en cours contre les personnes innocentes et sans défense à Gaza et en Cisjordanie, de lever le siège imposé au peuple palestinien, d’accélérer l’acheminement de l’aide humanitaire, d’évacuer les blessés et d’alléger la souffrance des civils palestiniens, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées.

Dans une allocution prononcée, hier, au cours des travaux de la 36e conférence de l’Union interparlementaire arabe, qui se tient les 26 et 27 mai, à Alger, Bouderbala a salué la fermeté du peuple palestinien et sa vaillante résistance, réaffirmant la solidarité de la Tunisie et son soutien indéfectible pour qu’il recouvre ses droits inaliénables, récupérer ses terres et établir son Etat indépendant et pleinement souverain avec Al-Qods comme capitale.

Il a exprimé son profond regret à l’endroit de la décision du Conseil de sécurité de ne pas adopter le projet de résolution présenté par l’Algérie, au nom du groupe arabe, proposant l’admission de la Palestine comme membre à part entière des Nations unies, tout en se félicitant de la récente décision de l’Assemblée générale de l’ONU d’accorder de nouveaux privilèges à l’État de Palestine au sein de l’Organisation des Nations unies, lui permettant de participer aux sessions et aux travaux de l’Assemblée générale et aux conférences internationales, rendant ainsi l’État de Palestine éligible au statut de membre à part entière et renvoie la demande, présentée au nom du groupe arabe, au Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’il «réexamine la question favorablement».

Un demi-siècle après la création de l’Union parlementaire arabe, Bouderbala s’est demandé dans quelle mesure l’objectif d’instaurer la paix et la sécurité fondées sur la justice et la coopération internationale a été atteint et à quel degré les objectifs de l’Union ont été réalisés.

La raison de ces questions, a-t-il indiqué, est l’incapacité à trouver une solution à la cause du peuple palestinien, qui a souffert et enduré pendant sept décennies l’arrogance et la puissance de l’entité sioniste usurpatrice, qui n’a pas hésité à commettre les crimes les plus odieux contre l’humanité, à mener une guerre d’extermination et de nettoyage ethnique dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, au milieu d’un silence international suspect et d’un manque d’action sérieuse pour mettre un terme à cette tragédie humanitaire, a-t-il signalé.

La migration irrégulière, l’un des défis auxquels les pays arabes sont confrontés

Le président de l’ARP a également évoqué la question de la migration irrégulière qui constitue, selon lui, l’un des défis auxquels les pays arabes sont confrontés et qui a affecté leurs conditions sociales et économiques.

A cet égard, il a souligné que la Tunisie n’a ménagé aucun effort pour trouver des solutions radicales afin de s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène, dans le cadre d’une approche régionale globale et solidaire qui assure la réalisation de la stabilité, l’impulsion de la dynamique de développement et la création d’opportunités d’emploi pour les jeunes, la mobilisation d’un plus grand soutien commun dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale, la lutte contre la traite des êtres humains ainsi que le contrôle et la lutte contre les réseaux de trafic de migrants.

Par ailleurs, le président de l’ARP a évoqué l’ampleur des enjeux liés au changement climatique non moins graves que les guerres et les conflits, a-t-il alerté, entraînant l’apparition de phénomènes naturels et environnementaux préjudiciables.

Il a noté que le changement climatique a entraîné la propagation de nouveaux types de maladies et d’épidémies qui menacent la vie humaine, provoquent des pénuries d’eau, de nourriture et de terres arables, ainsi que l’augmentation des flux migratoires, de déplacement et d’instabilité sociale, ainsi que des conflits sur les ressources naturelles partagées.

Il a souligné que malgré les efforts déployés par les pays pour réduire les effets négatifs du changement climatique, il est nécessaire de trouver des solutions efficaces et efficientes pour élaborer un plan d’action intégré, intensifier la coopération bilatérale et multilatérale entre les pays arabes, créer des opportunités de financement permanent pour assurer la mise en œuvre de la transition verte, utiliser les énergies renouvelables et élaborer une législation nationale pour faire face à ces changements.

Les questions arabes d’actualité, au premier rang desquelles la situation dans les territoires palestiniens occupés figure à l’ordre du jour de la 36e conférence de l’Union interparlementaire arabe qui se tient sous la présidence du président de l’Assemblée populaire nationale algérienne (APN) et président en exercice de l’Union, Brahim Boughali, en présence d’un grand nombre de présidents de parlements et de délégations arabes, ainsi que du secrétaire général de l’Union interparlementaire arabe.

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