Exercices de recherche et sauvetage maritimes «Safe Sea 24» : Des opérations blanches au large des côtes tunisiennes

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Tout un dossier a été préparé par la Marine tunisienne afin de le présenter pour approbation à la 11e réunion régionale de l’Organisation maritime internationale (OMI), qui se tiendra au mois de juin prochain au Royaume-Uni, et ce, pour délimiter les périmètres mis sous la responsabilité tunisienne en matière de recherche et sauvetage maritimes.

Un ensemble d’opérations blanches comprenant la surveillance des côtes, la localisation de bateaux naufragés, l’intervention en cas d’incendie, et bien d’autres exercices maritimes ont été effectués par la Marine nationale en l’exercice annuel. Ainsi, l’exercice de recherche et de sauvetage maritimes «Sûreté en mer 24» se déroule sur trois jours, du 27 au 29 de ce mois, à la base navale principale de Bizerte. C’est ce qu’a annoncé, lundi, le Chef du Bureau des affaires maritimes relevant de la Marine nationale, le Capitaine de Vaisseau Major, Karim Taga, lors d’une conférence de presse organisée à la base principale de la Marine nationale à La Goulette. La journée a été dédiée à la partie théorique et préparatrice des différentes interventions possibles.

Centre national de coordination interministérielle

«Safe Sea 24» a fait l’objet d’un tout récent décret de la présidence du gouvernement sous le numéro 181 daté du 1er avril 2024. En effet et selon le Capitaine de Vaisseau Major, Karim Taga, ledit décret porte entre autres sur la création du «Centre national de coordination des opérations de recherche et de sauvetage maritimes». Ce Centre national, relevant des gardes-côtes de la marine nationale, a été ainsi créé par le biais de ce décret pour coordonner les différentes actions relatives à la recherche et au sauvetage maritimes.

D’après le Chef du centre, le Capitaine de Vaisseau, Mehdi Sliti, ladite structure aura plusieurs missions, dont notamment la planification de toute opération de recherche et de sauvetage en mer, et la coordination avec les différentes parties prenantes, dont les ministères de l’Intérieur, des Finances, du Transport, de l’Equipement et de l’Agriculture et de la Pêche. Ce Centre dessinera les péripéties des différentes opérations d’intervention et de surveillance des côtes, à même de pouvoir agir à temps pour sauver bateaux, avions ou personnes en péril au large des côtes tunisiennes.

Au fait, le tableau des interventions possibles demeure large et comprend le naufrage d’un bateau de marchandise ou de pêche, l’incendie à bord de bateaux, les éventuels incidents d’avions aussi, etc. L’instauration de cette structure sous l’autorité des garde-côtes de la Marine nationale vient redonner l’espoir d’en finir avec les multiples catastrophes de naufrages, notamment des bateaux de pêche qui coûtent, chaque année, la vie à des dizaines de marins pêcheurs.

Un vide comblé !

D’autre part, ce centre national va combler un vide au niveau du processus de coordination des efforts des différentes parties prenantes en la matière jusque-là insuffisants, et ce, en dépit des efforts de la direction de la pêche du ministère de l’Agriculture. Cette dernière avait imposé aux armateurs de pêche d’installer un système de suivi et de SOS par satellite dans leurs bateaux. Mais, en vain, plusieurs problèmes persistent… La prise en main de la Marine de la coordination des différentes interventions et planification en la matière sera un atout face aux risques de la mer, la Tunisie étant restée jusque-là le seul pays de la Méditerranée qui n’a pas délimité les périmètres de son intervention dans pareil cas de naufrages et autres.

Le Capitaine de Vaisseau Major, Karim Taga, a confirmé, par la même occasion, que tout un dossier a été élaboré pour être présenté à la 11e réunion régionale de l’Organisation maritime internationale (OMI) qui se tiendra, bientôt, en juin prochain, au Royaume-Uni.

Dans ce dossier, la Tunisie aura à présenter, suivant une approche participative, sa planification pour déterminer la zone géographique de la République tunisienne en matière de recherche et sauvetage maritimes. Ceci étant, «selon les intérêts de la Tunisie» et d’après ce qui est décrété par les différentes conventions internationales des Nations unies, ratifiées par les différentes organisations intervenantes dans ce domaine, et dont la Tunisie est un membre adhérent.

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