Vie associative | Au Kef, «Museum Lab» valorise le patrimoine

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En 2017 un collectif d’une dizaine de personnes, composé de chercheurs, d’artistes, d’étudiants en sciences du patrimoine et en arts visuels, se constituait au Kef, dans le but de réfléchir à la manière de valoriser le patrimoine local et régional dans le centre historique de la ville et de le médiatiser selon les nouvelles technologies. Ils abordaient cette question d’actualité pressante avec, chacun dans son domaine, un bagage hérité d’expériences antérieures effectuées sur le terrain. La réflexion a abouti à la nécessité de mettre sur pied une association de médiation patrimoniale et culturelle dont la mission serait l’insertion du riche patrimoine matériel et immatériel, ainsi que les détenteurs de savoir-faire et diplômés sans emploi dans le circuit économique, notamment par le biais du tourisme. Cette association, dénommée «Museum Lab», a vu le jour l’année-même.

Une telle ambition requiert des moyens conséquents. Dans un premier temps, il a été procédé à l’établissement d’accords de partenariat avec les autres acteurs concernés par l’objectif de la nouvelle association : mairie, Institut national du patrimoine (INP), ministère du Tourisme, etc. Car il s’agit de disposer dans la médina de locaux patrimoniaux, de les restaurer et de les aménager pour accueillir des activités en rapport avec l’objet de l’association, mais aussi les visiteurs qu’une habile médiatisation devrait amener à visiter les différentes composantes.

L’argent est le nerf de la guerre

Mais, on le sait de sciences certaines, le nerf de la guerre demeure toujours l’argent. Et il en faut, pour assurer les diverses actions programmées. Et même beaucoup puisqu’il s’agit à la fois de travaux de réhabilitation de locaux, d’aménagements, d’équipements, de formation, de communication, etc. Les ressources premières de toute association sont évidemment celles qui proviennent de ses membres sous forme de cotisations, de dons, d’apports en nature, etc. Mais c’est loin d’être suffisant.

Aux maigres rentrées de ce côté-là ont été conjuguées les contributions physiques des associés qui ont donné de leurs personnes pour déblayer, consolider et rafraîchir les premiers locaux, depuis longtemps abandonnés, mis à leur disposition par la mairie du Kef pour établir l’ébauche du circuit patrimonial de la médina. C’était méritoire mais encore une fois loin de financer l’ébauche d’un programme. Car il s’agit de constitution de dossiers, de formation, d’équipements, de dotations financières, de suivi, de médiatisation, etc. En un mot : un budget conséquent. A suivre…

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