Gafsa : Silence, on passe le bac…

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A l’instar des autres villes du pays, Gafsa vit au rythme des épreuves du baccalauréat, une journée d’une importance capitale pour les familles dont la progéniture est concernée. Cet examen emblématique représente un tournant dans la vie des élèves, les propulsant en milieu universitaire, puis celui professionnel.

Tension et anticipation

L’atmosphère semble chargée de tension et d’anticipation, tant pour les candidats que pour leurs familles. La cartographie du baccalauréat pour cette année scolaire laisse dégager un nombre de 5.527 candidats, toutes sections confondues, parmi lesquels 4.242 inscrits dans les établissements publics, 893 appartenant aux lycées privés et 392 candidats libres.

Les cas particuliers sont au nombre de 15, dont 3 candidats détenus dans la prison civile de Gafsa, où les services pénitenciers leur ont réservé un traitement spécifique et pris toutes les dispositions nécessaires pour pouvoir passer les examens dans des conditions adéquates.

A l’échelle du gouvernorat, l’on compte 30 centres d’examen au total qui ont été aménagés en fonction des exigences de cet événement crucial. Ainsi, les préparatifs y ont été menés avec une rigueur exemplaire. D’ailleurs, dès l’aube, à 5 heures du matin, les copies des examens ont été acheminées, sous bonne escorte, assurant une sécurité optimale et une intégrité inébranlable des épreuves. Les autorités locales, conscientes de l’importance majeure de l’évènement, ont mis en place un dispositif organisationnel sans faille.

Dès les premières lueurs du jour, l’impact de cette journée mémorable s’est fait sentir. Les rues avoisinant les centres d’examen se sont transformées en scènes d’effervescence, où les parents, anxieux et attentifs, accompagnent leurs enfants. Entre conseils de dernière minute et encouragements pleins de tendresse, ces instants sont empreints d’une émotion palpable. Partout, la même scène se répète : des parents rassemblés devant les lycées, attendant avec impatience la sortie de leurs enfants, curieux de savoir comment s’est déroulée cette première épreuve de philosophie.

Chacun y met du sien

Pour faciliter l’acheminement aux centres d’examen, la Société régionale des transports a mis en place un planning exceptionnel : des bus supplémentaires sillonnent les différentes artères de la ville, assurant que tous les candidats arrivent à l’heure, dans les meilleures conditions. Cette mobilisation démontre l’importance collective accordée à cet événement national.

Devant les centres d’examen, les parents se regroupent, partageant leurs espoirs et leurs angoisses. L’attente est intense, chacun espérant que les efforts de leurs enfants seront couronnés de succès. Cette solidarité et ce soutien communautaire témoignent de la nature fédératrice du baccalauréat. Le 25 juin, les résultats seront proclamés, mettant un terme à des semaines de stress et de préparation intense. Pour les élèves, ce moment sera l’aboutissement de plusieurs années de travail acharné et de sacrifices. Pour leurs familles, ce sera un moment de fierté et d’émotion, marquant le début d’une nouvelle étape dans la vie. C’est que leurs enfants seront désormais prêts à franchir le seuil de l’université.

En ce jour décisif, toute la région s’est ainsi mobilisée pour l’avenir de ses jeunes. Entre une organisation impeccable, le soutien indéfectible des familles et l’implication communautaire, tout a été mis en œuvre pour permettre à chaque candidat de donner le meilleur de lui-même.

C’est un jour qui restera gravé dans la mémoire collective comme une étape essentielle dans le parcours des futurs étudiants.

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