Quand l’investissement va…

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Editorial La Presse

Moins de trois ans après avoir entamé le processus de sauvetage socio-économique, la Tunisie est déterminée à passer la vitesse supérieure pour faire oublier la décennie noire et ses tristes séquelles. 

En effet, après la remise sur pied des différentes structures, nécessaires pour la bonne marche et le fonctionnement des rouages de l’Etat sur de nouvelles bases de transparence et de bonne gouvernance, nous percevons, depuis quelque temps, des lueurs positives et des promesses pour un nouveau départ.

Parmi ces prémices, il faut mentionner la remise en confiance des investisseurs, plus particulièrement étrangers, qui recommencent à y voir plus clair dans le paysage politique, social, économique et financier de notre pays, d’où les bonnes nouvelles en provenance de la 21e édition du Forum de Tunisie sur l’investissement (TIF 2024) qui s’est tenue récemment, mettant en exergue le souci de faire associer le concept de durabilité avec celui de l’opportunité, qui constitue, d’ores et déjà, selon la ministre de l’Economie et de la Planification, une réussite pour le pays.

Il faut dire que quelques chiffres suffisent pour confirmer cette tendance, à savoir plus de mille participants dont plus de la moitié proviennent de l’étranger, ce qui représente pour les éventuels investisseurs une occasion concrète de prendre connaissance du terrain, surtout qu’ils ont été orientés vers des secteurs à forte valeur ajoutée dont les nouvelles technologies et les domaines innovants résumant le nouveau modèle économique de la Tunisie dans un proche avenir.

Cette dynamique n’est pas le fruit du hasard dans la mesure où une action promotionnelle et préparatoire a dû être menée du 8 au 15 mai 2024 auprès des décideurs et investisseurs européens, à Munich, Madrid, Bruxelles, Paris, Lyon et Rome.

Plus encore, un certain nombre d’accords ont été signés entre le gouvernement tunisien et l’Union européenne, dans le cadre de ce même forum, dont notamment celui consistant à financer des petites et moyennes entreprises, un accord incluant deux institutions financières européennes, en l’occurrence la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Agence française de développement (AFD).

Si on y ajoute le lancement du “Fonds Maghreb” annoncé par la banque publique d’investissement française “Bpifrance” pour renforcer l’internationalisation des entreprises françaises vers la Tunisie, l’Algérie et le Maroc, on comprend mieux le vent d’optimisme qui souffle, désormais, sur les milieux économique et financier du pays.

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