
Lors d’une table ronde réunissant plusieurs représentants de médias nationaux, l’ambassadeur du Royaume-Uni, Roddy Drummond, est revenu sur la visite officielle effectuée le vendredi 31 janvier par le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, David Lammy, à Tunis.
LA PRESSE – À cette occasion, l’ambassadeur britannique a évoqué les réunions de haut niveau qui se sont tenues entre le Président de la République, Kaïs Saïed, et le chef de la diplomatie britannique.
Drummond a précisé que des entretiens ont également eu lieu, le même jour, avec le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, et le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et ont porté sur le renforcement du partenariat bilatéral entre les deux pays dans divers domaines, notamment la migration, la sécurité, le commerce, l’investissement, l’énergie et le changement climatique.
Selon l’ambassadeur, les échanges ont abordé les moyens de renforcer les relations bilatérales entre le Royaume-Uni et la Tunisie, notamment les efforts conjoints pour lutter contre la migration irrégulière, le partenariat en matière de lutte contre le terrorisme, ainsi que les opportunités dans les domaines de l’éducation, des énergies renouvelables et du commerce bilatéral. « Le ministre des Affaires étrangères britannique a annoncé des financements visant à renforcer la coopération dans le domaine de la migration entre le Royaume-Uni et la Tunisie, et ce, avec le concours des partenaires internationaux. Ces financements s’élèvent à 5 millions de livres sterling pour améliorer l’employabilité des jeunes et réduire l’attrait de la migration irrégulière, ainsi qu’à 1 million de livres sterling pour le Programme d’aide aux retours volontaires et à la réintégration de l’Organisation internationale pour la migration (OIM), destiné à soutenir les migrants en transit en Tunisie souhaitant retourner dans leurs pays d’origine », précise le communiqué publié par l’ambassade du Royaume-Uni.
Dans ce contexte, le diplomate Drummond a souligné que les deux pays envisagent actuellement l’organisation d’un Conseil d’association cette année, qui devrait se tenir en mai ou en juin.
Il a également affirmé que, les demandes formulées par la Tunisie concernant l’amélioration du régime d’exportation de l’huile d’olive vers le Royaume-Uni sont actuellement à l’étude. « Nous pourrons apporter des modifications qui faciliteront les exportations d’huile d’olive vers le Royaume-Uni dans les mois à venir. Les discussions restent encore au niveau technique et se poursuivent entre le ministère du Commerce et son homologue britannique, ainsi que sur quelques autres sujets soulevés par la partie tunisienne », a-t-il ajouté.
Interrogé par La Presse sur les dépenses d’aide au développement du Royaume-Uni en faveur de la Tunisie, l’ambassadeur britannique a précisé qu’il n’y aurait pas d’augmentation massive de ces dépenses.
« Nous continuons à mener des programmes ciblés là où nous pensons pouvoir réellement faire la différence. Lorsqu’un projet approprié est identifié avec le bon partenaire, nous pouvons apporter un financement initial, démontrer son efficacité, puis encourager d’autres acteurs, notamment le secteur privé, à financer des projets similaires », a-t-il expliqué.
Il a souligné, dans le même sillage, que les investisseurs britanniques manifestent un fort intérêt pour l’investissement en Tunisie, en particulier dans les énergies renouvelables.