Il y avait de quoi se dire que l’on rêvait. Pourtant, nos yeux  étaient  bien ouverts : la fameuse place « El  Hadid » qui commande les directions de Tunis, El Manazah et la sortie vers le nord, Raoued, Mnihla, Bizerte,  etc. était bien dégagée. Où sont passés les clients qui fréquentaient les cafés de la place «El Hadid»  faisant angle tout en abandonnant leurs voitures en deuxième et même en troisième position ? Et où sont donc ces tombeaux roulants jaunes qui font office de transporteurs collectifs ?

Tiens, miracle, ils ont enfin trouvé l’endroit qu’on leur a assigné. Ils ne sont plus dans les quatre coins de la place, en désordre  portes ouvertes et complètement insouciants de ce qui n’est point de leurs intérêts.

 Et ce sens giratoire qui, au lieu de faciliter la circulation, provoque d’insoutenables abus. La circulation est devenue fluide, les conducteurs mettent la ceinture et attendent leur tour, sans colère ni agacement.

Un miracle que cette zone névralgique de l’Ariana a vécu  lundi, grâce à la présence d’une estafette de la police et d’un agent de la circulation qui tempère, calme, surveille et assure le respect du code de la route. Tout simplement !

Provisoires ou…accidentelles ?

Il n’y a plus qu’à espérer que ces dispositions ne serontt pas provisoires ou…accidentelles. Comme quoi, la « vue du gendarme, c’est le commencement de la sagesse »

Reste maintenant à mettre de l’ordre sur les trottoirs qui sont, qu’on le veuille ou non, des passages de secours en cas de sinistre,  et   en ce qui concerne l’occupation indue de la chaussée. Nous prenons au mot  une  des responsables de la municipalité de l’Ariana à l’agence TAP,  qui a laissé entendre que « durant les inondations, les interventions rapides pour apporter de l’aide aux sinistrés n’ont pas été possibles à cause des blocages des voies de circulation de secours. Il faut donc faire respecter la loi pour éviter l’interruption de la circulation, notamment au niveau des voies spécifiques. Le citoyen est fortement responsable. »

Elle compte également proposer au conseil municipal de programmer dans le budget 2020 une étude pour redonner à la ville les moyens de maîtriser ses évacuations d’eau et empêcher  les inondations.

Le directeur général de l’hydraulique urbaine, au ministère de l’Equipement, de l’Habitat et du Réaménagement du territoire, a, quant à lui, assuré que «les quantités de pluie ont atteint 90mm en une demi-heure, dépassant de loin les capacités d’absorption des réseaux  de canalisation des eaux pluviales. Fin 2020, on procédera au lancement d’un projet de réalisation de grandes conduites d’évacuation des eaux pluviales à  Tunis Nord et à l’Ariana. Un projet financé par le Fonds saoudien pour le développement ».

Cités et villes défigurées

Le centre-ville de l’Ariana et les cités environnantes sont envahis par des objets, obstacles et autres moyens employés par les commerçants et même les riverains pour « marquer leur territoire  ».  Pour être juste, il faudrait reconnaître que toutes les villes tunisiennes connaissent ce genre  de dépassement et d’abus.

Des pieux, des barils vides, des carcasses de toutes sortes, des …  traverses  de rails en béton ( !)  barrent le passage sur les trottoirs, restreignent la largeur des chaussées et bloquent des points de possibles stationnements, en toute impunité.

Des agissements indignes d’un pays qui voit défiler des millions de visiteurs. Si pour les questions relatives aux inondations il y a des études à faire, le fait de déclencher une opération nettoyage des trottoirs et des chaussées est une mesure que l’on peut prendre sans problème.

Et il y a même de l’argent à gagner pour la municipalité qui doit absolument veiller au respect des  lois et réglementations en vigueur. L’adjointe du maire ne peut se plaindre de ces passages bloqués sans s’y  mettre sérieusement. A moins que ces objets hétéroclites ne soient considérés comme des pièces rares de collection, il faut s’en débarrasser : le plus tôt sera le mieux.

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