C’est un haut responsable qui a disparu de la scène politique, mais qui est resté visible à travers ses articles et quelques prises de positions parfois en faveur de son parti Ennahdha, parfois très critiques à son encontre, Lotfi Zitoun, revient sur le devant de la scène. Il regagne également sa place au sein du conseil de la Choura. Après que son parti a obtenu la première place dans la nouvelle législature qui court de 2019 à 2024, La Presse lui donne la parole.

Comme à ses habitudes, il a été franc avec notre journal. Il n’a pas caché les difficultés auxquelles est exposé son parti, arrivé premier avec 52 sièges, pour former un gouvernement à partir d’une chambre fragmentée. Il a interpelé la sagesse de la classe politique en vue de consolider une confortable majorité, pour mettre sur pied les revendications socio-économiques du peuple tunisien. Des revendications qui datent depuis la révolution et dont la mise en œuvre a été entravée par les tiraillements politiques.

Lotfi Zitoun a également insisté sur le fait qu’Ennahdha n’a pas le choix que de parachever son alignement sur le centre de l’échiquier politique, et ce, malgré la présence de listes qui jouent la surenchère à son extrême droite et qui séduisent, surtout les jeunes, par un discours identitaire, populiste voire violent.

 

(Vidéo : ©Insaf Aouinti)

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