La galerie «Elbirou» de Sousse abrite actuellement et jusqu’au 14 avril une exposition collective de 10 artistes de l’Isbas titrée Interférences des sens» en collaboration avec l’Institut français de Tunisie(IFT) et l’Isbas. En fait, ces 10 jeunes artistes sont des designers poursuivant leurs études en master de «design et de développement durable». 

Karim Sghaier, responsable de la galerie, nous a indiqué que les travaux réalisés (installations) tournent autour du développement durable et témoignent de l’implication de l’art dans le développement durable. C’est une approche innovante d’autant plus que l’Isbas a récemment institué un nouveau master en design et développement durable.

Parmi les installations qui ont forcé l’admiration des visiteurs, citons celle de l’artiste Oumayma Lâaribi, «Luffa». A propos de son installation, elle nous a révélé que le «luffa» est une courge d’Afrique et d’Asie dont la pulpe sillonnée de fibres coriaces, séchée, devient l’éponge végétale qu’on connaît. De par ses spécificités technique et esthétique, cette plante est principalement utilisée comme éponge. Ce projet permet la mise en valeur de ses caractéristiques grâce à sa structure imparfaite, à l’unicité de sa matière et à la transparence de sa texture. L’atout du 100% naturel est un vrai plus pour ce projet.

L’artiste Nouha Bada, pour sa part, a présenté une installation intitulée «Pomme de pin et design des sens» où elle nous invite à s’immerger dans la nature via une expérimentation sensorielle qui a pour but  la valorisation d’une matière première originale et locale qui respecte le principe des matériaux écologiques durables. «Ce projet est destiné à exploiter les caractéristiques de cette plante pour obtenir un matériau naturel et une structure cohérente à utiliser dans la fabrication des produits écologiques et sensitifs», nous a-t-elle révélé.

Bochra Abdesselem a présenté une installation originale et très esthétique «Egagropiles» où elle a essayé d’exploiter les égagropiles (pelotes de mer). Elle nous a affirmé que cette ressource naturelle qui est abondante et renouvelable a été travaillée pour créer un emballage écologique 100% naturel pour les escargots. «Dans une étape avancée, nous avons réfléchi à exploiter cette matière dans le domaine artisanal en utilisant des déchets rejetés par la mer», -nous a-t-elle affirmé.  

D’autres installations n’ont pas manqué d’imagination créative et esthétique, elles relèvent des artistes designers : Rania Elair,  Imen Chakroun, Souha Soussi, Amira Amri, Abir Kamergi, Rihab Akacha et Mouna Nemmala. Une exposition qui vaut le détour !                                                                                                     

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