La récidivité de l’herpès labial intrigue les personnes qui en sont affectées. Ces personnes ignorent, probablement, les causes de ces poussées inopportunes et gênantes. En effet, une fois introduit dans l’organisme, le virus         ( HSV1 ) y persiste à vie. Plusieurs facteurs favorisent les poussées de ce virus et l’apparition, par conséquent, de l’herpès, notamment le stress, la fatigue, l’anxiété, mais aussi la déficience immunitaire due à une maladie ou à une intervention chirurgicale. Certains facteurs sont d’ordre plutôt climatique : le froid et l’exposition au soleil risquent de préparer le terrain à l’herpès labial. Par ailleurs, le rhume et le virus de la grippe sont tout aussi influents sur la récidivité de cette maladie. La prise de corticoïdes l’est aussi !

Encore faut-il souligner que le virus, ou encore l’herpès labial proprement dit, se caractérise par son aspect contagieux. Néanmoins, il se guérit dans une durée moyenne à cheval entre dix et quinze jours. Tout au long de cette période, des désagréments enveniment le quotidien du malade et le poussent à prendre ses distances quant au contact avec son entourage.

Des premiers symptômes au bouton de fièvre
Une fois introduit dans l’organisme, le ( HSV1)  s’attaque aux cellules nerveuses. De premiers symptômes trahissent cette intrusion durant les premières 24 heures : démangeaisons, picotements et une sensation de chaleur localisée sur la lèvre ou sur le coin de la bouche anticipent, ainsi, sur la formation de l’herpès labial.  Le virus passe alors la vitesse supérieure et traverse les fibres nerveuses pour apparaître à la surface de la peau. L’herpès est défini comme étant un ensemble de vésicules jaunâtres, qui brûlent, picotent et suintent. Néanmoins, la fragilité du virus en milieu extérieur, et donc à l’air libre, contribue au rétablissement, à condition d’éviter toute surinfection.

Gare à la contamination et à la surinfection !
Pour éviter la contamination d’autrui mais aussi d’autres parties du corps, dont les yeux et les parties génitales, mieux vaut éviter le grattage et le contact direct avec les personnes. Notons que le virus se transmet au contact corporel mais aussi au contact avec les sécrétions infectées. Si les yeux ou encore les parties génitales se trouvent contaminés, le traitement acquiert, dans ce cas, en complexité. D’autant plus que le grattage de l’herpès labial risque bien de surinfecter les lésions et de donner lieu à un impétigo. Ce dernier étant une infection cutanée superficielle présentant des pustules purulentes.

Antiviral local et «aciclovir»
Les personnes atteintes d’un herpès labial sont appelées à prendre beaucoup de précautions pour protéger leurs entourages les plus vulnérables. Si des personnes de faible défense immunitaire sont contaminées par l’herpès labial, notamment les nourrissons, les femmes enceintes, les malades du sida, les malades du cancer, cette maladie risque de prendre chez elles une ampleur gravissime. Mieux vaut, par conséquent, s’appliquer à une hygiène infaillible, en prenant soin de bien se laver les mains après le traitement local de l’herpès et éviter de partager aussi bien ses objets de toilette que ses baumes et rouges à lèvres. Le traitement antiviral local «du bouton de fièvre» doit être mené à temps, soit dès l’apparition des premiers symptômes. Ce traitement a pour finalité d’entraver l’évolution virale, d’empêcher la densité du bouton et raccourcir la durée du rétablissement. Il est à souligner que l’application des antiseptiques locaux ne guérit point l’herpès. Les crèmes à base de cortisone sont proscrites dans le cas de l’herpès. Seul le principe actif dit «aciclovir» est recommandé pour traiter cette infection, sans pour autant empêcher sa récidivité.

* Source : www.doctissimo.fr

Par Dorra Ben Salem

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