Œuvre dilatoire ou sérieuse option pour une nouvelle coalition qui affaiblira, à coup sûr, le premier bloc parlementaire, fera rétrécir son champ de manœuvres et mettra en échec sa «velléité hégémoniste» ? On ne le sait pas encore.

Une nouvelle alliance est en cours de gestation au sein de l’ARP. Elle réunira le parti Qalb Tounes disposant de 38 membres ainsi que les partis constituant les deux blocs parlementaires «la Réforme nationale» (15 membres) et Al Moustakbal (9 membres). Les concertations ont eu lieu ces derniers jours  entre les différents représentants des  partis mais rien n’est encore sûr quant à la décision finale de mettre en place cette  alliance qui se veut centriste et progressiste.

Dans l’une de ses déclarations, Hatem Mliki, député du parti Qalb Tounes, a confirmé que des discussions on été entamées à cet effet avec les représentants des partis  susmentionnés dans le but de mettre en place une nouvelle alliance parlementaire. Les objectifs sont bien clairs. Il s’agit de coordonner les prises de position, rééquilibrer le paysage parlementaire et politique d’une façon générale, mais surtout de faire face au parti vainqueur des dernières législatives (Ennahdha) et son premier allié (Alliance El Karama) porteurs tous les deux d’un projet à référence islamiste en totale dissonance avec le deuxième article de la Constitution du pays qui dispose que la Tunisie est un Etat civil. Le projet, bâclé il faut le souligner, sur la zakat  proposé par le parti en question avant la formation du gouvernement et qui a subi un revers cuisant en est un exemple édifiant.

Tout le monde évite de parler d’un nouveau bloc parlementaire  et préfère évoquer le terme d’alliance ou de coalition de certains partis qui s’identifient comme centristes. Cette nouvelle alliance réunira 62 membres, ce qui la placera en pole position. Elle devancera le premier bloc parlementaire, celui du parti Ennahdha qui dispose de 54 sièges et le bloc démocrate avec 41 sièges.

Œuvre dilatoire ou sérieuse option pour une nouvelle coalition qui affaiblira  le premier bloc parlementaire, fera rétrécir son champ de manœuvre et mettra en échec sa «velléité hégémoniste» ? On ne le sait pas encore d’autant plus que Qalb Tounes vient de démentir catégoriquement dans son communiqué publié tout récemment avoir proposé des candidats issus de ce parti  pour le prochain gouvernement.

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