Le service d’anatomie et de cytologie pathologique, qui vient d’être créé récemment au CHU Sahloul de Sousse, constitue un événement important attendu, et ce, depuis la création de ce CHU en 1991. Le Pr Sihem Hmissa Bel Haj Salah —chef du service d’anatomie et de cytologie pathologique— nous a indiqué que l’anatomie pathologique est fondamentale dans le diagnostic des maladies tumorales ou non tumorales. Elle permet de classer les différentes lésions en tumeurs bénignes ou malignes. La mission de ce service, a-t-elle poursuivi, est de contribuer au diagnostic avant l’intervention chirurgicale, de guider l’acte opératoire au cours de l’intervention en précisant le type d’opération (conservatrice ou radicale) et d’effectuer un bilan global en phase post-opératoire qui permet d’indiquer le stade de la maladie et le traitement complémentaire si nécessaire (chimio ou radio-thérapie).

Ce service est actuellement fonctionnel grâce au matériel acquis récemment sur le budget propre du CHU Sahloul, ainsi que sur le budget de l’unité de recherche de la Faculté de médecine de Sousse, dont on cite les appareils extemporanés, les microtomes, les étuves, les distributeurs de paraffine, les microscopes professionnels à simples ou multi-bras…

«Je tiens à préciser, a-t-elle
précisé, qu’une partie du matériel est emprunté du labo d’anatomie pathologique du CHU Farhat-Hached de Sousse en attendant que le ministère de la Santé nous fournisse le matériel indispensable pour le diagnostic, la recherche et la formation pédagogique pour les étudiants de la Faculté de médecine de Sousse, à savoir les microtomes, l’automate d’inclusion, l’histokinette, l’automate de coloration standard, l’automate d’immuno-histochimie, les tables de macroscopie avec aspiration, le photo-microscope…», a relevé le Pr Sihem Hmissa Bel Haj Salah.

Et d’ajouter que ce service va contribuer au diagnostic et à la prise en charge d’environ 8.000 à 10.000 actes opératoires au cours d’une année. En outre, la proximité de ce service des différents blocs opératoires permet d’avoir des prélèvements à l’état frais et de constituer une banque d’échantillons en vue d’effectuer des recherches de causalité (dont les causes environnementales, notamment la pollution atmosphérique due aux gaz dégagés par les usines, sises à proximité des habitations, les causes alimentaires, les causes infectieuses…) et des recherches d’innovation thérapeutique ciblées sur la génétique des tumeurs qui constitueraient le traitement d’avenir des maladies du cancer. «Une enveloppe ministérielle de 500.000 dt sur le budget de 2020, a-t-elle précisé, nous permettra de réaliser tous nos objectifs».

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