A’ seulement une semaine de la date fatidique à laquelle Elyes Fakhfekh doit rendre sa copie finale avant de se présenter à l’hémicycle pour un vote de confiance, les choses semblent être encore floues.

La rencontre inattendue entre le  chef du gouvernement désigné et l’homme d’affaire, leader du parti Qalb Tounes, Nebil Karoui, a fini par semer le doute dans les rangs d’une présumée “coalition” déjà fragile, qui s’était constitué autour de Fakhfekh et derrière lui, le président de la République Kais Saied. Depuis, cette fameuse rencontre pensée et rendue possible par le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi.

Mohamed Abbou  a même laissé entendre que la vie politique actuelle avait atteint un tel degré de corruption qu’il est désormais quasi-miraculeux de pouvoir changer les choses. D’ailleurs, il a informé Elyes Fakhfekh que son parti, n’était à priori plus concerné par la formation du gouvernement. 

En cause, le refus de l’ex-Takatol, Elyes Fakhfekh, de céder aux aspirations d’Al-Tayar de prendre la tête de ministère dits “régaliens”.

Réuni dimanche, le conseil national du parti Al-Tayar a par ailleurs décidé de poursuivre les négociations en vue, nous dit-on “d’améliorer les conditions de négociation”.

“Al-Tayar reste attaché aux portefeuilles de la justice et de l’intérieur et il y a une vraie divergence entre notre position et cette du chef du gouvernement désigné qui estime que ces deux ministères doivent revenir à des personnalités indépendantes, explique, à La Presse, le député Ghazi Chaouachi. Nous nous pensons que ces personnes ne sont pas adéquates pour faire face aux défis”.

Ghazi Chaouachi, affirme cependant qu’entre le chef du gouvernement désigné et Qalb Tounes, les choses sont claires : Qalb Tounes ne sera pas au gouvernement. “Nous avons toujours demandé à ce que Elyes Fakhfekh discute avec tout le monde”, ajoute M. Chaouachi.

 

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