En attendant les prochaines vacances, nos élèves (collégiens et lycéens) se préparent à affronter les différentes épreuves du deuxième trimestre. Certes,le rythme du contrôle continu est déjà connu par tout le monde. En effet, nos élèves ont déjà entamé depuis la rentrée (après la semaine de vacances de début février) une série de devoirs de contrôle et de tests écrits ou oraux pour certaines matières. En vérité, le système de contrôle continu prévoit de telles épreuves entre le 2 janvier et le 15 février 2020. Durant cette période, les enseignants sont tenus de faire passer ces tests et devoirs et de procéder, en même temps, à leur correction. Or, sur ce point, justement, il y aurait beaucoup à dire. On note, malheureusement, que certains professeurs omettent cette formalité. Le devoir ou le test sont faits mais pas la correction. Pourtant, cette étape est cruciale dans le processus d’apprentissage. Chacun en est conscient. Mais pour des raisons ou d’autres, ces tâches sont négligées. Il faudrait trouver un certain équilibre entre toutes les exigences de l’opération éducative.

Toujours est-il que les parents tout comme leurs enfants sont sous pression tout au long de cette période. D’un côté, ils sont obligés de tout faire pour que les enfants comprennent la nécessité de se préparer comme il se doit aux échéances et de l’autre tenir compte de l’attitude de ces mêmes enfants qui sont, tous, adeptes plus ou moins de ces innombrables jeux vidéo sur Youtube ou sur console. Riches ou pas riches, toutes les familles subissent ces phénomènes devant lesquels ils se trouvent démunis. Les ravages au niveau du comportement des jeunes sont énormes. Le plus clair de leur temps se passe devant les écrans de tablettes, de smartphones ou d’ordinateurs. C’est à peine si ces enfants daignent accorder quelques minutes à la révision de leur cours ou à se préparer pleinement à tel ou tel devoir. Ce n’est qu’après s’être gavés d’un de ces jeux (Freefire, Fuze, Roblox, Fortnite et on en passe) qu’ils pensent à leurs leçons et à l’école. Celle-ci ne bénéficie que de la portion congrue. Et encore !

Les familles se trouvent, du coup, face à un dilemme grave. Mais rien n’y fait. Jusqu’à la dernière minute, elles ne font qu’exhorter leurs enfants à accorder un peu plus de temps aux travaux scolaires et prendre conscience de l’importance du travail de préparation.

Aussi est-ce avec grandes difficultés qu’elles essayent de raisonner leur progéniture et lui expliquer les priorités. Et c’est sans grande conviction que ces jeunes admettent qu’il faut consacrer une part de leur temps aux choses sérieuses.

C’est, aussi, une façon pour eux de se débarrasser au plus vite des remontrances et des reproches incessants de leur entourage. Ils se plient, donc, à contrecœur,aux supplications des aînés.

Ainsi, il s’avère que ces périodes d’examens sont autant de tests pour les familles que pour les enfants. Les deux vivent sous un stress permanent qui entraîne,souvent, des frictions entre les différentes parties et, par conséquent, peut être à la source de tensions dans les rapports avec les parents.

En dépit de tout, ces derniers ne lâchent pas prise et essayent de concilier entre le besoin de divertissement et l’obligation de faire les devoirs. Tâche, qui, il faut l’avouer, est difficile pour ne pas dire impossible.

S’agissant des écoliers, il semble que la mission des parents ne soit pas, non plus, de tout repos. Si les plus petits ne posent pas de problèmes sérieux, il n’en est pas de même pour les plus âgés. On pense, surtout, à ceux qui sont en sixième. Ceux-ci se sentent en âge de s’assumer et de n’en faire qu’à leur tête (comme les «grands», pourrait-on dire).

C’est pourquoi, eux aussi, se mettent aux jeux et revendiquent leur part de divertissements aux dépens de leurs études et des examens qu’ils vont passer dans les prochains jours.

 

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