Passé, en fin de compte, le gouvernement Fakhfakh. Au bout d’un faux suspense à la vérité. Mais laissons.

Le mieux, à présent, est d’apprécier la halte. D’en tirer avantage, surtout.

Des mois que le pays est en panne de direction. Plongé dans la politique politicienne. En butte au risque, au spectre de l’inconnu. Mais il n’y a pas que les problèmes de la politique, il y a beaucoup à faire par ailleurs, la halte est propice : le moment, peut-être, de s’en occuper.

A commencer par l’épidémie qui menace de par le monde. Par le désormais fameux virus corona. Nos responsables, ex comme nouveaux, affirment s’y être entièrement préparés. Sans atteintes encore, rien à dire. Mais si cela devenait le cas ? Notre système de santé, déjà en manque, tiendra-t-il vraiment le coup ?Nos concitoyens sont dubitatifs, des pays autrement plus dotés comme la France et l’Italie, y perdent presque la main, que dire de nous ?

Un avis : plutôt éviter les excès. Ni trop rassurer, comme le font nos responsables, ni sonner continuellement l’alarme comme le font nos médias. Dire ce qui est, et ce qui peut advenir, voilà juste ce qu’il faut.

Ce qu’il y a, pour l’heure, est que pour (aussi) d’autres raisons, scientifiques, géographiques, climatiques peut-être (mais que l’on ne nous explique pas), la Tunisie échappe, jusqu’ici, à l’épidémie. Ce qu’il y a, encore, est que l’OMS est sur le point d’élever la menace au niveau 3, c’est-à-dire à celui de fléau planétaire. Plus le droit dans ces conditions de se proclamer hors d’atteinte, ou de «décréter le risque zéro».

Ce qui est le plus probable, donc, est que si le fléau s’installe, si la pandémie est déclarée, la logique à tenir est que cela n’arrive pas qu’aux autres et que nous y soyons prêts et préparés comme partout. Le virus corona se traite avec sérieux, médicalement, scientifiquement, la belle parole ou le buzz n’y servent à rien. Absolument Hors sujet !

De quoi tirer avantage, encore, pendant que Fakhfakh et son équipe prennent place ? Pendant que la politique politicienne fait pause ?

Du sport d’élite, sans doute. Des dernières prestations de Ons Jabeur, ne serait-ce. Ebruitées et applaudies, certes, sur les réseaux sociaux, mais pas assez commentées sur les médias, et presque négligées en haut lieu. Dommage, c’eut été un véritable impulseur pour le nouveau gouvernement.

Le sport rassemble. Les Arts et la Culture, aussi. L’arrivée de Chiraz Laatiri aux affaires culturelles mérite largement propos. Le profil diffère de ce qui précède. Et promet. La petite Emna Dammaq (13 ans) se distingue à «The Voice Kid’s», de son côté. A l’heure qu’il est, elle en est, peut-être, la lauréate. Quoi qu’il en soit, nous tenons notre future diva. La tutelle n’a pas bien veillé aux débuts de l’ autre enfant prodige, Nour Qamar, en 2017, espérons qu’elle saura ne pas lâcher prise cette fois-ci. On n’insistera jamais assez : un pur joyau !

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