La commission d’amnistie générale se penche sur l’examen des dossiers des détenus qui bénéficieront de la grâce complémentaire. Une mesure qui a pour objectif de désencombrer les prisons, en application des instructions données par le président de la République dans ce sens.

Le porte-parole de la Direction générale des Prisons et de la Rééducation Sofien Mezguich a expliqué samedi à la TAP qu’avec l’évolution de la situation sanitaire dans le pays, le nombre des détenus est passé de 23224 à la date du 5 mars 2020 à 22942 le 18 du même mois.

Ce chiffre a été ensuite ramené 21310 détenus dans tous les établissements pénitentiaires de la République après la grâce accordée par le président de la République à l’occasion de la fête de l’indépendance où 670 prisonniers ont été libérés et 887 autres ont bénéficié de la libération conditionnelle.

La grâce complémentaire tiendra compte du droit de la société, de la victime et du détenu ainsi que de la période passée en prison. La priorité sera, notamment, accordée aux personnes âgées et aux détenus qui souffrent d’une maladie chronique ou lourde.

Le président de la République avait appelé le 19 mars la Commission de l’amnistie spéciale à examiner la possibilité d’ajouter une liste complémentaire à celle relative aux détenus qui bénéficieront de la grâce présidentielle à l’occasion de la fête de l’indépendance (20 mars de chaque année). L’objectif étant d’alléger la pression sur les prisons et d’y prévenir la propagation du Covid-19.

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