Le déficit budgétaire s’est situé au niveau de 3,7 milliards de dinars, à fin novembre 2019, contre 3,8 milliards de dinars, en 2018, c’est ce qui ressort du document de l’exécution du budget, publié récemment, par le ministère des Finances.

Pour toute l’année 2019, le département des finances table sur un budget de l’ordre de 4 milliards de dinars, ce qui représente 3,5 % du PIB. Ce déficit a été financé, essentiellement, par le financement extérieur net (1,7 milliard de dinars) et le financement intérieur net (1,5 milliard de dinars), mais aussi, en partie, par les revenus des biens confisqués (0,3 milliard de dinars) et des dons (0,1 milliard de dinars). Le document du budget fait état d’une hausse des recettes de l’État de 14,9 %, passant de 33 milliards de dinars en novembre 2018, à 37,9 milliards de dinars en novembre 2019, due, surtout, à l’accroissement des recettes propres de l’État de 16,2 % et plus précisément des recettes fiscales (+15,5 %) et des ressources d’emprunt de 23 %. Du côté des dépenses, le ministère des Finances a fait ressortir une augmentation de 14,9 %, durant la période de novembre 2018, à novembre 2019, pour se situer au niveau de 37,8 milliards de dinars. Cette hausse est expliquée, essentiellement, par l’accroissement des dépenses de gestion de 24,7 %, à 22,3 milliards de dinars, en raison à l’augmentation des dépenses dédiées aux salaires de 13,7 %15,3 milliards de dinars), ainsi que celles réservées aux interventions sociales de 66,7 % (à environ 6 milliards de dinars). Elle est expliquée, aussi, par la hausse de la valeur de l’enveloppe consacrée au remboursement du principal de la dette de 31,8 %, au niveau de 6,2 milliards de dinars en novembre 2019, contre 4,7 milliards de dinars, une année auparavant.

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