La fermeture provisoire des mosquées est une occasion propice devant être saisie par le personnel concerné par l’entretien de ces lieux saints pour les soumettre à une grande toilette.

Car, ces temples de la prière sont constamment en déficit de propreté, pour ne pas dire que certains d’entre eux menacent de devenir des foyers d’infection et de contamination. Les tapis dégageant souvent des odeurs nauséabondes devraient être soumis à un profond lavage.

Les aires de prière et les blocs sanitaires destinés à l’ablution (El Oudhou) méritent leur part, des coups de badigeon. Sachant que les murs de ces blocs devraient être tous revêtus de faïences jusqu’à la hauteur humaine. Ce qui est propre à généraliser un meilleur respect des règles d’hygiène dans ces lieux d’ablution. L’on devrait aussi songer à interdire l’usage collectif des tongs (« El chlayeks »/en plastique) et les « Kobkabs ». S’agissant d’une source certaine de contamination par certaines maladies dont notamment les champignons. Qui peuvent causer au diabétique de terribles infections aux revers fâcheux, allant jusqu’à l’amputation des membres inférieurs.

Les personnels de nettoyage exerçant dans plus d’une grande mosquée du Cap Bon s’avouent éternellement dépassés par l’indiscipline et le déficit de civisme de certains fidèles, éternellement infidèles aux règles élémentaires de l’hygiène. Oui, j’ai vu de mes propres yeux vu, ce qu’on appelle vu ! lors des prières du Vendredi, des gens se curer profondément le nez et jeter à droite et à gauche leurs sécrétions nasales. D’autres, exhibant leur déplorable tic de se frotter les pieds et entre les orteils, les soumettant à une profonde toilette à sec et répandant dans leur entourage une odeur âcre et abominable. Faisant fi des hautes valeurs islamiques, sacralisant la propreté, dite par notre saint prophète, « inhérente à la croyance ». Et si d’aventure après la prière, l’un des fidèles s’avise à «ouvrir le bec» et fait la remarque à l’infidèle aux règles de l’hygiène et de la bienséance, l’intervention finit généralement par un échange de coups de bec très déplacé et discordant avec le temple du recueillement, de la solidarité et de la fraternité islamiques.

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