À la suite du rejet par l’Assemblée des représentants du peuple du projet de motion appelant la France à « présenter ses excuses au peuple tunisien pour ses crimes coloniaux perpétrés en Tunisie », le mouvement Ennahdha a fait valoir la nécessité de coordonner avec le président de la République pour ce genre d’initiative.

« Ce genre d’initiative est au Cœur des domaines et des prérogatives du président de la République, surtout au regard des circonstances exceptionnelles que traverse le pays relatives aux répercussions économiques et sociales difficiles de la pandémie du Covid-19 », explique Ennahdha et d’ajouter que lesdites circonstances « nécessitent une coopération accrue avec tous les partenaires de la Tunisie sans exception ».

Le parti Ennahdha avait exprimé, dans une déclaration publiée la veille, son « inquiétude vis-à-vis de ce genre d’initiative importante et sensible sans coordination et discussion préalables entre les institutions de l’État et les principaux acteurs de sa politique étrangère et sans réaliser des consensus nationaux suffisamment larges sur les détails de la motion entre toutes les composantes du champ politique et social, ce qui la transforme en source de conflit et de polarisation en dépit de la noblesse de ses objectifs ».

La motion présentée par la Coalition al-Karama n’a pas obtenu les 109 voix nécessaires à son adoption. 77 députés ont voté pour, 5 ont voté contre, alors que 46 députés se sont abstenus.

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