Par Abdel Aziz HALI

ELLE s’appelle Sarah bint Yousif Al- Amiri. Elle a 33 ans, l’âge du Christ. Et elle est la directrice de l’agence spatiale des Émirats arabes unis (EAU) et dirige depuis quatre ans la mission Mars au Centre spatial Mohammad (MBRSC), en tant que présidente du Conseil des scientifiques des Emirats.

Après un premier astronaute émirati dans l’espace en 2018, sous le pilotage de cette ancienne ministre d’État des Sciences avancées et ex-directrice du département de la recherche et du développement à l’Emirates Institution for Advanced Science and Technology (EIAST), le monde arabe a désormais les yeux rivés sur la planète Rouge.

En effet, les Émirats arabes unis devraient lancer, aujourd’hui, (14 juillet 2020) la sonde Al-Amal (L’Espoir) vers la quatrième planète par ordre de distance croissante au Soleil et la deuxième par masse et par taille croissantes.

Mieux encore, Abu Dhabi a promis d’offrir gracieusement les données de cette mission aux chercheurs de la communauté internationale.
Plus d’un demi-siècle après la première mission réussie vers Mars, Mariner 4, — lancée par la NASA, le 28 novembre 1964 —, les Arabes entrent enfin dans le club fermé des explorateurs de la « planète rouillée ».

Une sonde spatiale envoyée par un pays arabe sous la direction d’une jeune femme émiratie pour orbiter autour de la planète Mars à des fins scientifiques: voilà un double exploit dans une région où la misogynie et le sexisme font rage.

Diplômée de l’université américaine de Sharjah, cette ingénieure a fait toutes ses études aux Émirats et travaillé durant dix ans sur les projets phares de lancement de satellite.

Et comme première consécration: il y a cinq ans, le Forum économique mondial (FEM) a placé Sarah parmi le Top 50 des plus jeunes scientifiques pour sa contribution dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’ingénierie.

Son éloquence et sa maîtrise de l’art oratoire lui ont permis en 2017 de devenir la première leader femme arabe à être montée sur la scène d’un TEDx pour parler de ce projet de sonde vers Mars.

Comme quoi, les femmes portent l’avenir d’un monde meilleur.

Bravo Sarah !

A.A.H.


 

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Un commentaire

  1. Maghzaoui

    25/07/2020 à 11:26

    Les EAU se vante avec cette sonde imaginaire que j’appelle moi le désespoir.Sachez que les les Émirats a payer des milliards a des physiciens, des ingénieurs , des mathématiciens, des spationautes à la retraite, tout ce monde venant des USA, du Japon de Malaisie, d’ Israël de l’Iran et de Russie pour concocter ce bijoux de famille  » la sonde espoir « . Je peux vous assurer que Ben Zaëd n’aura jamais sa fusée spatiale ,Israël et les USA veillent aux grains…

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