Les oeuvres écrites et sonores de l’homme de théâtre et animateur de radio Mokhtar Hachicha (1920-1983) ont été visibles, mardi, au siège des Archives nationales de Tunisie, à la Capitale.

Cette cérémonie organisée à l’occasion du centenaire de la naissance de cet homme de culture a été marquée par la présence de la famille Hachicha. La rencontre a été l’occasion de jeter la lumière sur la vie et l’oeuvre de ce créateur pluridisciplinaire qui aurait fêté cent ans, en ce mardi 10 août 2020.

Disparu à l’âge de 63 ans, ce créateur était dramaturge, acteur, parolier, journaliste et animateur de radio qui avait de multiples contributions sur la scène culturelle et artistique nationale. Il avait produit des œuvres remarquables tout au long de son parcours professionnel étalé des années trente jusqu’au début des années 80.

Pour l’historien Moncef Charfeddine, « feu Hachicha était l’une des figures emblématique de la scène théâtrale en Tunisie durant la fin des années 40 ». Il a mentionné ses oeuvres les plus remarquables comme « atthalouth al johannami », « assoultan Abdelaziz », « Al maeda al kadhra », « al kobla al katela » et « al kadhyia almachhoura ».

Il a encore parlé de sa passion pour le 4 e art qui s’était manifesté depuis l’adolescence à travers la participation à une pièce intitulée « Al Wathek Bellah Alhafsi » de Mohamed Lahbib alors qu’il avait à peine 14 ans.

Après le théâtre, il s’était orienté vers la chanson en tant que parolier en dialecte tunisien et en arabe littéraire, a-t-il encore dit. Mokhtar Hachicha est l’auteur de près de 300 chansons pour plusieurs artistes à l’instar de Soulaf, Zohaira Salem, Ahmed Hamza, Youssef Temimi, Kassem Kefi et Safoua.

Moncef Charfeddine a évoqué un créateur qui avait une expérience dans l’animation radiophonique entamée dans les années 60 jusqu’à années 80 avec la Radio Tunisienne où il a produit plusieurs émissions. Au cinéma, il avait collaboré dans des films comme « Al fajr » (L’aube), « Sourakh » (Hurlements), « al fallega » (Les Fellagas) « Al motamarred » du réalisateur Omar Khlifi et « Farda we lkat okhtha » (Deux Larrons en folie) du réalisateur Ali Mansour.

Youssef Hachicha, a loué cette initiative des Archives nationales en hommage à son père en cette année qui coïncide avec le centenaire de sa naissance. Il est revenu sur la grande passion de son défunt père pour le théâtre, le cinéma, la télévision et la radio. Il a également mentionné la passion de feu Hachicha pour la poésie notamment du genre populaire et son soutien constant pour les poètes afin de renforcer chez eux le sentiment d’appartenance à la culture nationale.

« Malgré les contraintes administratives notamment au département des variétés qu’il dirigeait à la Télévision tunisienne, indique son fils, il avait réussi à produire des oeuvres qui ont marqué sa carrière ce qui lui avait permis d’occuper une place de choix auprès des tunisiens. D’après son fils, « générosité, perfectionnisme et dévouement et tant de qualités ont toujours marqué la personnalité de cet homme habité par le souci de présenter le meilleur de lui-même. L’oeuvre de mon père se caractérisait par un réalisme qui traduit le quotidien du tunisien avec tous ses détails qui étaient néanmoins assez contemporaine et ouverte sur le futur », poursuit-il.

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