Après la victoire époustouflante remportée par notre pays sur la pandémie à la fin du printemps dernier, voilà que le peuple tunisien, sur les quatre points cardinaux de la République, se trouve sur une très mauvaise pente, entendant parler de cas de contamination par milliers et des cas de décès par dizaines et des dizaines.

Après le «verrouillage» ayant fait des dégâts écono   miques considérables, voilà qu’on accueille la vague la plus meurtrière sans «armes, ni munitions».

Entre deux feux !

On a, cette fois-ci, bon d’ouvrir le pays aux quatre vents de la pandémie. Entre le choléra et le corona, on a fait le choix. Bon ou mauvais, l’avenir nous le dira. Mais le présent a commencé déjà à nous le dire, d’une manière à la fois solennelle et dramatique.

Le bilan est de plus en plus alarmant! Pis encore, on n’a pas été fichu d’entamer jusqu’à présent, la distribution du vaccin contre la grippe saisonnière, au réseau d’officines du pays. Et bien d’atteintes par cette grippe viennent d’être enregistrées à travers le pays. Ce qui est de nature à ouvrir les portes de l’enfer devant les malades accusant un déficit immunitaire et offrir un terrain beaucoup plus propice à une propagation vertigineuse de l’épidémie. Et même, la vitamine C, la «ceinture» idoine de notre sécurité, disponible sur notre marché, semble d’une qualité très discutable. Et beaucoup d’entre nous, surtout d’un certain âge, se voient souvent obligés de se rabattre sur le système «D» et le marché étranger pour se procurer des produits réellement efficaces et de haute qualité.

On risque gros !

Cela dit : à quoi sert l’économie? C’est, évidemment, pour améliorer le sort des vivants. Et si pour préserver l’économie, on expose ces vivants au danger de mort, on versera dans l’insensé et on aura la tête dans la boue!

Entre la vie et l’économie, le bon choix est facile à deviner. Et puis, avons-nous une infrastructure hospitalière suffisante pour faire face avec le minimum de bonheur aux revers fâcheux du déverrouillage? La capacité d’accueil des postes de réanimation (moins de 400 lits), disséminés à travers le pays, est-elle en mesure de secourir des âmes aux poumons hors service… encore une fois, bien sûr que non.

Une bavure médiatique !

Devant l’affolement général, voilà une voix officielle qui s’élève «heureusement» pour «calmer nos esprits et nous rassurer», à sa manière que seules les personnes âgées sont ciblées par le trépas, c’est-à-dire nos chers parents et grands-parents. Une erreur monumentale de com et une bavure médiatique qui a eu l’effet d’une bombe sur le large public d’internautes.

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