Par Neila GHARBI
Que retenir de la compétition cannoise en cours ? Les plus grands réalisateurs du monde: de Jim Jarmush (The dead don’t die) à Elia Suleiman ( It must be heaven), en passant par Abdelatif Kechiche ( Mektoub, my love : intermezzo ), Arnauld Desplechin ( Roubaix, une lumière ), Marco Bellocchio (Le traître ), Xavier Dolan (Matthias et Maxime), Quentin Tarantino (Once upon a time…in Hollywood), les frères Dardenne (Le jeune Ahmed), Terrence Malick (Une vie cachée), Pedro Almodovar (Douleur et gloire), Ken Loach (Sorry we missed). Que de gros calibres qui ont fait saliver durant plusieurs décennies les amateurs du 7e art.
Aux côtés de cette palette, il y a de nouveaux arrivants qui laisseront leur marque dans une des compétitions les plus rudes. La 72e, qui se déroule du 14 au 25 mai, savoure son succès en étalant tout ce gotha cinématographique. Et la place du cinéma tunisien dans cette grande kermesse ? A l’instar des élèves moyens, il assure encore une présence dans les seconds rangs. Depuis 1970, il y a de cela 49 ans, le film « Une si simple histoire » d’Abdellatif Ben Ammar a décroché, par miracle, une place dans la compétition officielle de ce prestigieux festival. Auparavant, la première participation de la Tunisie à ce festival remonte à 1958 avec « Goha » du réalisateur français Jacques Barratier. Et depuis plus rien !
La première division est pour les autres. Nos films se contenteront de la deuxième division pour utiliser un terme sportif, autrement dit les sections parallèles. C’est ou « Un Certain regard » ou « La Quinzaine des réalisateurs » qui sont d’excellents tremplins sans plus. Aucun cinéaste tunisien n’a pu franchir cette barre. Mais c’est déjà mieux que rien. Cette année, quelques films sont programmés dans les différentes sections du festival : « Tlamess » second long métrage d’Alaeddine Slim dans la « Quinzaine des réalisateurs », « Caméra d’Afrique », vieux documentaire réalisé en 1983 par Férid Boughedir dans la section Cannes classiques, et puis « Fouledh » documentaire de Mehdi Hemili et Abdallah Chamekh dans la catégorie la Fabrique cinéma du monde. Mais à quand le grand saut ?
A l’instar des années précédentes, un pavillon tunisien se tient au Village international Rivieira. Au programme plusieurs activités : Réunion du comité directeur et des coordinateurs du programme africain Sentoo, réunion périodique des membres de la Commission des centres de cinématographie arabes (Afic), conférence de presse du Festival du cinéma méditerranéen Manarat 2019, conférence de presse du Festival des journées cinématographiques de Carthage 2019 et conférence de presse du Festival du film tunisien 2019.
Les cinéastes franco-tunisiens relèvent le défi et assurent une fière présence comme Abdellatif Kechiche, Palme d’or en 2013 avec « La vie d’Adèle », qui participe à la compétition officielle avec son nouveau opus « Mektoub, my love : intermezzo », ainsi que l’actrice Hafsia Herzi avec son premier long métrage « Tu mérites un amour » dans la section la semaine de la critique qui concourt pour la Caméra d’or.

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