Nuri, musicien électronique et percussionniste tunisien installé à Copenhague, jouait pour la première fois en Tunisie son nouvel album «Irun», paru il y a quelques jours à peine sur le label franco-tunisien Shouka.


Les membres de l’association Echos Electrik, qui est derrière des événements, tels que No Logo Festival et E-Fest, le Festival des cultures numériques, avaient été les premiers à inaugurer les «Toits sonores» à l’Institut français de Tunisie (IFT) avec leur concept expérimental «Intercal». Ils remettaient ça, vendredi, dans le cadre du «Novembre Numérique» avec une édition spéciale du festival audiovisuel «Intercal» en live sur la page facebook de l’IFT.

L’événement virtuel débutait avec une table ronde ayant pour thème. «Les pratiques musicales et artistiques à l’ère du numérique» : On y voyait l’intervention de Afif Riahi, directeur artistique de l’association Echos Electrik, et porteur, durant 10 ans, du projet E-Fest, dédié au développement des cultures numériques en Tunisie. Omar Aloulou, compositeur tunisien de musique de film et de musique électronique, Anas Ghrab, musicien, musicologue et ancien directeur du Centre des musiques arabes et méditerranéennes (Ennejma Ezzahra), Zied Meddeb Hamrouni (alias Shinigami San), musicien électronique tunisien, l’un des pionniers du genre dans le pays, également fondateur du collectif de Bass music, World Full Of Bass, et  Férid Sanaâ, artiste visuel œuvrant principalement dans les domaines de la scénographie, des nouveaux médias et des arts numériques.

La suite était consacrée aux différentes performances sonores et audiovisuelles proposées par les artistes Anas Ghrab et Férid Sanâa (Randomization Control) , Zied Meddeb Hamrouni (Shinigami San), Nuri et Mogli. Au programme, également, une rencontre spéciale avec Omar Aloulou à la découverte de son univers.

Anas Ghrab et Férid Sanâa se produisaient lors d’une performance audiovisuelle inédite, un dialogue qui mettait à l’honneur l’interaction entre le son, le mouvement et la lumière. Ainsi, des éléments sonores générés en temps réel par Anas Ghrab, traduits en images et en lumière par Férid Sanâa.

A la croisée du son, de l’image et de l’affect, Shinigami San explore, dans ce live, les liens existants entre le visuel et le sonore via une approche contemplative, qui tente, à travers une dilution de la perception temporelle, de révéler des points de jonction, parfois apparents, parfois discrets…

A partir de 21h00, l’espace a été cédé à Nuri, musicien électronique et percussionniste tunisien installé à Copenhague, qui jouait pour la première fois en Tunisie son nouvel album «Irun», paru il y a quelques jours à peine sur le label franco-tunisien Shouka. Accompagné aux visuels par Mogli, artiste pionnier de la scène underground tunisienne, à l’origine du design graphique de ce nouvel album, ainsi que du clip d’un de ses morceaux. Cet album, au titre palindrome, combine des enregistrements de terrain d’une variété de traditions populaires africaines à des beats électroniques, une ôde polyrythmique faisant écho aux techniques des musiques de transe d’Afrique du Nord.

Pour clôturer le tout, Omar Aloulou nous parlait, lors d’une interview musicale, de son premier album «Olenine», paru en février dernier, une adaptation musicale du roman «Les Cosaques» de Léon Tolstoï. Se mêlaient à cette interview la diffusion du clip de «Erochka», et de deux morceaux du même opus.

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