Depuis la grève ouverte des surveillants et des cadres administratifs, rien ne va plus dans les différents établissements scolaires du gouvernorat de Kairouan, d’autant plus que les élèves s’absentent très souvent, faute de registres d’appel. Et il arrive souvent que le professeur se trouve en classe en train de faire cours en présence de trois élèves…

Et au lycée secondaire de Haffouz, qui abrite un internat où sont inscrits un grand nombre de pensionnaires, la grève des surveillants encadreurs a causé la fermeture de l’internat. Le lundi 11 janvier, l’administration en a alerté les élèves vers midi.

Beaucoup ont pu rentrer chez eux, mais une vingtaine n’ont pas réussi à le faire, étant donné qu’ils avaient cours jusqu’à 18h00 et que leurs villages sont loin, dans les délégations d’El Ala et Hajeb El Ayoun. Ils se sont trouvés obligés de passer la nuit dans la cour du lycée, par une soirée pluvieuse et glaciale. Et c’est grâce à l’intervention de quelques professeurs qui leur ont apporté des sandwichs et des vêtements et qui ont alerté le ministère de l’Education de la gravité de leurs situations, qu’ils ont été sauvés d’une catastrophe, à l’instar de l’attaque d’un sanglier…

C’est ainsi que le directeur régional de l’éducation et une représentante de l’Office des œuvres scolaires s’y sont rendus vers minuit et ont pris en charge les pensionnaires avec qui ils ont passé le reste de la nuit au sein de l’internat.

Le ministre de l’Education était en train de suivre l’état des élèves dans le but de leur trouver un toit…

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