«Terre promise» est un projet de film documentaire de Younès Ben Slimane qui allie le documentaire de création et le patrimoine architectural tunisien.  Un projet de tournage dans des sites archéologiques qui promet un nouveau point de vue sur ces richesses.

Né en 1992, Younès Ben Slimane est un artiste tunisien autodidacte et architecte de formation. Il développe une pratique artistique aux multiples ramifications : installation, vidéo… Ses allées et venues entre l’architecture et les arts visuels lui sont autant de moyens d’offrir une lecture du monde où ces deux médiums cohabitent et se télescopent. En 2020, il intègre le Fresnoy-studio national des arts contemporains.

Dans son nouveau film : «La mer rejette des corps et Chams Eddine les enterre au “cimetière des inconnus”. Parallèlement, un homme cherche des traces de vie dans une ville délabrée». Notons que le mémoire d’architecture de Younès Ben Slimane qui s’intitule «La brique du Poièsis à l’Aesthesis» a été l’occasion pour puiser dans l’architecture vernaculaire du Sud tunisien, avec une attention particulière portée sur le pouvoir poétique de la brique en terre cuite. Dans «All come from dust», son premier court-métrage, le réalisateur tente de capter la quintessence de l’architecture de la ville de Tozeur, en s’intéressant au savoir-faire ancestral de la fabrication de la brique en terre cuite.

Concernant ce deuxième documentaire, Younès Ben Slimane dira «Dans “Terre promise”, je m’intéresse également au génie du lieu : je filmerai au Sud, à Matmata et Chenini, nos architectures vernaculaires, mais aussi les ruines romaines et byzantines dans les sites archéologiques. Le film est comme un “état des lieux” qui questionne l’identité multiple de notre patrimoine architectural, en se rattachant à l’actualité». Oudhna, Dougga, Chemtou sont, entre autres, les lieux du tournage et les décors naturels de ce documentaire. Nous avons hâte de voir notre patrimoine filmé avec un regard frais et fondus dans une narration qui traite un sujet d’actualité.

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