La députée du mouvement Ennahdha à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Meherzia Laabidi, a été inhumée, dimanche dans sa ville natale

Plusieurs citoyens, notamment parmi les sympathisants d’Ennahdha, sont venus faire leurs adieux à la défunte décédée, vendredi dernier, à Paris où elle était hospitalisée après la détérioration de son état de santé.

Le président du mouvement Ennahdha et de l’ARP, Rached Ghannouchi a déclaré, à cette occasion, que le décès de Meherzia Laabidi est une grande perte pour le parti, le pays et la vie politique. Il a passé en revue les qualités de la défunte qui n’était pas seulement, a-t-il dit, une simple députée mais une femme cultivée, patriotique, attachée à sa religion et ouverte sur son époque.

Il a rendu hommage à la défunte qui a réussi, a-t-il dit, à concilier entre sa vie familiale et son activité scientifique et politique, louant son dévouement au service des causes sociales et sa contribution à la réussite de la transition démocratique dans le pays.

De son côté, L’ancien président de l’Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar, a mis en valeur la contribution de Meherzia Laabidi au renforcement des acquis de la femme tunisienne, mettant l’accent sur son ouverture sur l’époque et l’acceptation de l’opinion contraire.

L’ancien président de l’ARP, Abdelfatteh Mourou a, également, passé en revue les qualités de la défunte qui était, a-t-il dit, une militante de la démocratie et au service du pays.

La défunte avait rejoint l’Assemblée des représentants du peuple, en mars 2020, pour combler le siège vacant du député Ahmed Gaaloul, tête de liste de la circonscription de Nabeul 2, qui avait été nommé ministre des la Jeunesse et des Sports.

Entre 2011 et 2014, la défunte a occupé le poste de première vice-présidente de l’Assemblée nationale constitutive (ANC), candidate alors de la circonscription de France 1.

Elle s’était portée candidate de la circonscription de Nabeul 2 (Ennahdha) aux élections législatives de 2014 et a remporté un siège au parlement. Elle ne parviendra pas à remporter un troisième mandat lors du scrutin de 2019.

Meherzia Laabidi est née le 17 décembre 1963 à Grombalia (gouvernorat de Nabeul). Elle a fait ses études secondaires au lycée mixte de Grombalia, puis à l’Ecole normale supérieure de Sousse. Elle est partie en France avec son mari où elle a étudié à l’Ecole supérieure d’interprètes et de traducteurs de la Sorbonne-Nouvelle (spécialité traduction économique et juridique).

Elle était titulaire d’un master en traduction économique et d’un diplôme d’études approfondies en littérature anglaise.

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