Une unité de recyclage de déchets a été créée à la décharge contrôlée de Borj Chakir. Cependant, un blocage total a été constaté dans la collecte des déchets auprès de 38 communes. Suite à ce blocage, une décision a été prise en 2019 pour la fermeture et l’arrêt total des activités de la décharge dans un délai de deux ans. La date limite devra échoir au cours du mois de juin 2021. 

La décharge de Borj Chakir se situe à Sidi Hassine, à 8 km de Tunis. Répartie  sur une superficie de 50 hectares, elle utilise la méthode  d’enfouissement des déchets dans une superficie totale de 80 hectares. La décharge reçoit chaque jour, entre 2.700 et 3.000 tonnes de déchets ménagers de 38 communes. La hauteur des dunes de déchets est de la moyenne de quatre mètres et quatre mètres de profondeur d’enfouissement, tandis que la profondeur de la nappe phréatique d’eau est entre 12 et 15 mètres. La quantité de liquide issue des déchets est collectée dans 12 bassins de lixiviats avec sept bassins d’enfouissement de déchets.

Dans ce contexte, Mme Sana Tlili, présidente de la commission de la propreté et la protection de l’environnement à la  municipalité de Tunis, a révélé que le 4  juin 2019, il y a eu un incendie, éteint après trois jours. Par la suite, un blocage total dans le cycle de collecte des déchets a été observé  auprès des 38 communes. Vu l’entassement à ciel ouvert des déchets à caractère organique qui dégagent un gaz combustible, l’incendie a été déclenché sous l’effet du méthane.

Suspension du contrat

Le 8 juin 2019, une réunion s’est tenue au siège du gouvernorat de Tunis. Mme Tlili a ajouté que, suite à cette réunion, une décision a été prise pour la fermeture et l’arrêt total des activités de la décharge dans un délai de deux ans. La  date limite devra échoir au cours du  mois de juin 2021. Elle a lancé un appel à entreprendre  tous les travaux nécessaires pour le réaménagement du site, en créant une unité de recyclage de déchets. Par la suite, l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged) a suspendu le contrat de la Société d’exploitation et de gestion des ouvrages et réseaux (Segor ), qui gère la décharge en ce moment. Cette  décision a déclenché une grève chez les ouvriers et les agents qui travaillent dans la décharge, qui compte 70 personnes. Le problème, c’est que ces agents sont liés directement par un contrat de travail avec la société «Segor».

L’arrêt des activités de ladite société dans la décharge a entraîné le chômage de ses agents, d’autant plus que le matériel et les engins nécessaires ne sont pas disponibles.

Maintien des procédures de l’arrêt

Au cours des mois de juillet et août 2019, l’Agence municipale de service environnemental (Amse) s’est chargée de la gestion de la décharge et, depuis septembre 2019, Ecoti, société privée écologique tuniso-italienne, a pris la relève. Le 15 février 2020, une autre réunion de maintien des procédures de l’arrêt des activités de la décharge a été tenue.

Mais malheureusement, le 16 juillet 2020, une chute de la dune de déchets dans le casier 7, plein de lixiviat,  a généré une fuite énorme du liquide vers l’extérieur de la décharge. Cet  incident a provoqué la colère de la société civile.

Les deux ans prévus comme délai pour la suspension de l’activité de la décharge contrôlée de Borj Chakir sont presque achevés. Le mois de juin 2021 s’approche et aucune solution n’est en vue, a conclu la présidente de la commission de la propreté et la protection de l’environnement à la  municipalité de Tunis.

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