Après moult études et résultats prouvés, l’allaitement maternel reprend sa place en tant que meilleure pratique nutritionnelle pour le nouveau-né. L’Organisation mondiale de la santé ( OMS) le recommande depuis deux décennies, et ce, pour son impact salutaire aussi bien sur la santé infantile que celle maternelle. Mieux encore : les intérêts sont de plus en plus axés sur l’allaitement maternel exclusif (AMC) qui consiste en l’alimentation du bébé au sein durant les six premiers mois de sa vie. Il est qualifié d’exclusif en raison de l’insistance des spécialistes quant à la privation du nourrisson de tout autre aliment durant cette période, quitte à ce que ce soit de l’eau minérale, et ce, afin d’optimiser l’effet bénéfique du lait maternel.

Développement physique et renforcement immunitaire

Cette approche pédiatrique et de nutrition néonatale semblerait pour certain fortement restrictive. En réalité, elle trouve son fondement dans la préciosité du lait maternel qui comprend, à lui seul, pas moins de 200 composants nutritifs, essentiels au développement physique et cognitif de l’enfant et qui contribuent favorablement au renforcement de son système immunitaire. Il s’agit de constats scientifiquement prouvés puisque de nombreuses études ont démontré la différence entre la fragilité d’un nourrisson nourri au biberon et la bonne santé d’un bébé nourri au sein. En effet, un enfant, allaité quatre mois durant à la méthode de l’AME, encourt plus de risques d’avoir des infections entre le quatrième et le sixième mois de sa vie qu’un bébé qui a été allaité à l’AME pendant six mois. Les études ont montré que l’AME évite ainsi au bébé des infections gastro-intestinales, comme la gastro-entérite ou la diarrhée, des infections au niveau des voies respiratoires supérieures et autres maladies assez  fréquentes chez les nourrissons comme les otites, la bronchiolite, les pneumonies, etc. Encore faut-il ajouter que l’AME réduit le risque de mort subite chez le nourrisson tout comme il contribue à la prévention de plusieurs maladies comme le diabète de type 1, l’asthme, les allergies, l’eczéma et autres pathologies dont l’obésité infantile.

Manifestement, il n’y a rien de mieux recommandé pour la santé du nourrisson que le lait maternel. L’on estime même que cet aliment pourrait éviter jusqu’à 1,5 million de décès infantiles à travers le monde… L’OMS recommande, d’ailleurs, d’étendre la période de l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de deux ans. Ainsi, l’AME prend fin dès l’âge de sept mois avec l’intégration d’une alimentation adaptée aux besoins de l’enfant.

Le couple mère-enfant : plus proche que jamais !

Les bienfaits du lait maternel sur l’enfant ne se limitent point à sa seule valeur nutritionnelle. Contrairement à l’allaitement artificiel, celui maternel préserve la solide relation entre le bébé et sa maman et renforce l’attachement du bébé à sa mère à chaque tétée. Du coup, son impact ô combien positif sur le développement psychoaffectif de l’enfant est indéniable.

L’AME constitue, par ailleurs, un allié-santé pour la jeune maman étant donné qu’il diminue sensiblement le risque d’avoir un cancer féminin, notamment un cancer du sein ou de l’ovaire. D’autant plus qu’il l’aide à se délester des kilos de trop, pris durant la période de la grossesse.

Il est à rappeler que, même sur le plan budgétaire, l’AME épargne aux ménages des dépenses inutiles, consacrées aux coûts des biberons !

* Sources : www.naitreetgrandir.com

www.cairn.info

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