La Tunisie a détecté 4 cas du variant anglais du coronavirus et 5 cas suspects d’infection par cette nouvelle souche, a fait savoir le directeur de l’Institut Pasteur de Tunis et membre du comité scientifique de lutte contre le Coronavirus, Hechmi Louzir.

Dans une déclaration à la TAP à l’issue de la réunion, hier mercredi, du comité scientifique de lutte contre le coronavirus, Louzir a souligné que des opérations de dépistage sont, actuellement, menées pour la détection d’éventuelles infections dans les régions où la souche britannique a été détectée, à savoir Tunis, Bizerte et Sbeitla (gouvernorat de Kasserine).

Selon le directeur de l’Institut Pasteur, une région entière dans la délégation de Sbeitla a été fermée après l’enregistrement de nombreux cas de coronavirus, ajoutant qu’on ne sait pas encore s’il s’agit du virus originel ou d’un nouveau variant.

Par ailleurs, Louzir a estimé que la baisse du nombre de décès et de cas de contamination par le Covid-19 est un « signe positif » qui pourrait conduire à réduire les mesures préventives prises pour limiter les risques de propagation de ce virus, affirmant, toutefois, que l’apparition de nouvelles souches comme le variant anglais en Tunisie, nécessite plus de vigilance et un strict respect des gestes barrières pour lutter contre le virus ».

Il a expliqué que le variant anglais est beaucoup plus contagieux ce qui nécessite, selon lui, une plus grande prudence.

Il est prévu que le comité national de Lutte contre le coronavirus annonce, aujourd’hui, de nouvelles décisions en se référant aux propositions du Comité Scientifique qui sont mises à jour en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique.

A rappeler que les mesures préventives ont été prolongées du 11 février dernier jusqu’au 7 mars courant.

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