Le Centre de formation destiné à la femme rurale qui se trouve à Chebedda (Naassen), qui a fait l’objet de travaux de réhabilitation, a été transformé en espace pour les produits bio du terroir destinés à la consommation générale dans la région qui dispose de plusieurs atouts environnementaux.

Le projet «Selma», financé par une organisation de coopération internationale italienne installée en Tunisie et l’Union nationale de la femme tunisienne (Unft), vise à soutenir l’agriculture locale, la micro-entreprise et la formation des femmes et des jeunes en Tunisie. Il s’agit de créer des opportunités de formation pour les jeunes dans les domaines de l’agro-écologie et de la sécurité alimentaire. Le centre de formation agricole de Chebedda (Naassen), géré par l’Unft, a été renforcé pour le transformer en un pôle d’excellence dans le domaine agro-écologique en engageant des travaux de réhabilitation, la fourniture d’équipements, la réactivation de sa production agricole et zootechnique.

Un nouveau calendrier de formations a été proposé en faveur d’environ 480 jeunes sélectionnés pour la formation sur l’agro-écologie, la transformation des produits, les normes d’hygiène, de sécurité et commerciales. Les productions réalisées au centre par ces micro-entreprises seront rassemblées sous un label de qualité et promues par des actions de marketing et des sensibilisations sur les bonnes habitudes alimentaires.

Une alimentation saine

L’implication des municipalités, des entreprises, des écoles et de la société civile permet la création d’une structure territoriale de soutien à la production agricole durable, à une alimentation saine et à la protection des ressources naturelles. Ce projet a été réalisé en partenariat avec l’association italienne ARCS culture solidali et l’Unft. Dans ce contexte, Alberto Sciortino, secrétaire général de «Arcs» en Tunisie, une organisation de coopération internationale italienne installée en Tunisie depuis cinq ans, a déclaré que «nous sommes ici pour présenter un nouveau projet de coopération en partenariat avec l’Unft et la société civile. Les institutions tunisiennes et italiennes, avec le soutien financier de l’agence italienne pour la coopération au développement, ont pu concrétiser ledit projet.

Le centre de formation destiné à la femme rurale qui se trouve à Chebedda (Naassen), qui a fait l’objet de travaux de réhabilitation, a été transformé en espace pour les produits bios du terroir destinés à la consommation générale dans la région qui dispose de plusieurs atouts environnementaux.

Et d’ajouter : «Nous sommes là pour contribuer à réduire le taux de chômage, en élaborant des sessions de formation permettant aux jeunes femmes de proposer des initiatives d’entrepreneuriat dans le domaine de la production agricole. Notre rôle consiste à promouvoir les produits du terroir naturels et sains dans cette région défavorisée».

En ce qui concerne le coût de ce projet, qui a été développé dans plusieurs zones, il s’élève à 800 mille euros. Notre interlocuteur a ajouté que le projet a démarré avec lenteur à cause de la pandémie Covid-19. Donc, c’est une occasion d’inciter les jeunes à participer à cette formation pour renforcer leurs capacités dans les domaines de l’environnement et de l’écologie.

De son côté, Mme Radhia Jerbi, présidente de l’Unft, a indiqué que l’Union a tenu une journée de sensibilisation sur le projet «Selma» qui a démarré depuis deux ans. Ce projet consiste à promouvoir les produits bios et à organiser des sessions de formation pour les femmes rurales. «Notre but est d’intégrer les femmes dans le secteur agricole pour un développement national et international tout en assurant la lutte contre les inégalités. Ce projet compte former plus de 400 jeunes femmes et hommes et permettra la mise en place d’une plateforme digitale pour créer un marché virtuel dans lequel les agricultrices et les femmes artisanes puissent commercialiser leurs produits à distance et avoir une autonomisation financière. Espérons que le projet aura le rayonnement nécessaire sur les autres régions», a conclu Mme Jerbi.

Charger plus d'articles
Charger plus par Sabrine AHMED
Charger plus dans Société

Laisser un commentaire