« Au vu du potentiel que nous avons, atteindre le carré d’as ne doit pas être une finalité. Ça ne doit même pas figurer comme objectif. A mon humble avis, la CAN commencera pour l’équipe de Tunisie à partir des quarts. C’est que notre groupe n’est pas compliqué et notre sélection nationale est même la mieux lotie en termes d’effectif par rapport à ses trois concurrents du premier tour.
Notre avons un bon groupe homogène et bien garni avec des doublures dans tous les postes, sachant que tous les joueurs se valent. Les expatriés convoqués par Alain Giresse sont des joueurs à la valeur intrinsèque reconnue. Idem pour les joueurs locaux. C’est dire qu’avec la qualité de l’effectif que nous avons, ce n’est pas un exploit de se qualifier aux quarts de finale. Nous avons les moyens d’aller encore plus loin dans la compétition. Le minimum requis est d’atteindre la demi-finale.
A la dernière CAN, si le Burkina Faso nous a éliminés en quart de finale en nous battant par deux buts à zéro, c’est qu’il était plus fort que nous. En 2012, par contre, nous avions raté le coche et nous aurions pu aller plus loin dans le tournoi.
En ce qui concerne la CAN 2019, les sélections se valent pratiquement toutes. L’écart entre les nations n’est plus aussi grand que par le passé. Toutefois, aller le plus loin possible dans cette CAN, et même l’emporter, nécessite une application tactique irréprochable.
Techniquement, nos joueurs sont tous bons. Avec le regain de forme de Youssef Msakni, l’équipe de Tunisie dispose de nouveau de l’un de ses meilleurs atouts. Il faut également préserver les autres atouts de notre sélection, à savoir la bonne ambiance qui règne au sein du Club Tunisie et la solidarité du groupe.
Quant à Alain Giresse, en tant que technicien étranger, il a la grosse responsabilité d’apporter une plus-value à l’équipe de Tunisie. Car on ne recrute pas un sélectionneur étranger pour faire les mêmes résultats obtenus par le passé.
Il doit aligner à chaque match un onze de départ homogène avec le bon schéma tactique qui va avec.
La force de notre sélection nationale réside dans la solidarité de son effectif, son homogénéité et la bonne ambiance qui règne entre les joueurs. Avec une bonne circulation du ballon, de l’application sur le terrain et de la détermination, nous pourrons aller loin, atteindre la finale et, pourquoi pas, remporter cette CAN. Il suffit de rêver grand. Si Alain Giresse met dans la tête des joueurs qu’il ne faut pas rentrer à la maison avant la finale, nous pourrons l’atteindre. Mais si on met dans les têtes des joueurs que leur contrat sera rempli si le stade des quarts est atteint, nous en resterons là ».

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